16 décembre 2014

La semaine dernière, j’ai passé quelques jours à Lyon pour la Fête des Lumières. C’est un évènement considérable, et il y a un monde fou, des embouteillages de piétons un peu partout dans cette ville qui est beaucoup plus grande que Toulouse. Après coup, j’ai appris que d’autres Lumières toulousaines étaient venues apporter leur contribution, d’où le succès.
Je vous passe un lien pour vous donner une idée, avec mes chouchous : les Anookis

Il faisait vraiment très froid, de quoi attraper la poilite. Vous ne savez pas ce que c’est que la poilite ? Je vous le dirai à la fin quand les enfants seront couchés.
Du coup, j’ai pris goût au vin chaud avec de la cannelle, j’en bois maintenant plusieurs verres tous les soirs avec modération.

Vous aimez la musique classique ? Le vendredi 19 décembre, à la Halle aux Grains, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse de Tugan Sokhiev, dans un programme contemporain avec Colin Currie aux percussions. Un connaisseur me dit que ce devrait être spectaculaire. J’y ai vu cet automne la symphonie n°1 de Mahler, c’était formidable. Je dois reconnaitre que la musique d’un grand orchestre en vrai dispense une espèce de bonheur. A la Halle aux Grains, je prends les places derrière l’orchestre, elles permettent de bien voir le chef d’orchestre et elles ne sont pas trop chères.

C’est la saison du cirque. Le cirque a l’inconvénient d’attirer les enfants. Mais on n’échappe pas facilement aux enfants, j’ai déjà vu des enseignants amener des enfants au musée pour leur faire dessiner du Soulages ! W.C. Fields disait que quelqu’un qui n’aime pas les enfants ne peut pas être tout à fait mauvais. Il faudrait avoir le courage d’interdire les enfants, les générations futures nous en seraient reconnaissantes.

Un amateur qui va voir des spectacles jusque dans l’ Ariège me recommande une compagnie petite mais vaillante qui s’appelle “Les Têtes en l’air” (souvenez vous “Le palais Nibo et ses pensionnaires”, c’étaient eux). Il  y a des jongleur et des acrobate (il n’ y a pas de s quand c’est au singulier), mais aussi Pierre Maurice Nouvel que les plus anciens se souviennent d’avoir vu à Saint Céré en au début des années 80. Il n’y a qu’un seul animal dans ce cirque : un escargot. Là où on voit qu’il y a du fond c’est qu’ils font un numéro extraordinaire à partir de la mythique course cycliste Bordeaux Paris abandonnée dans les années 80 aussi. Ca s’appelle “La parade des étonnés”. Ca passe à Toulouse du 20 décembre au 4 janvier sous chapiteau sur la zone verte des Argoulets.

Et puis les Acrostiches à la Grainerie de Balma jusqu’au 21 décembre.

Et puis “Circasseries théâtrales”, un cycle de quatre spectacles présentés à l’Usine de Tournefeuille et au théâtre Garonne du 16 au 28 décembre. On y trouve la famille Dromesko dans “Le jour du grand jour”. Ceux là, je les aime depuis longtemps, depuis leur Volière Dromesko avec l’oiseau marabout et les musiciens tsiganes, depuis même que j’ai vu Igor et son frère en dresseur de rats funambules au début des années 80, c’était le théâtre de Las Ratas, juste avant le cirque Aligre.

Dans la série des concerts programmés par “Un pavé dans le jazz”, jeudi 18,  La Fabrique Culturelle, 20H : Cappozzo-Cirotteau-Duboc-Don Moye-Pepin. Énergie, poésie, liberté et engagement, grooves venus des confins de l’Afrique ou matières sonores contemporaines, ce quintet venu d’ailleurs, à l’instrumentation atypique développe une musique sans frontières ni limites, confrontant les expériences et le vécu des uns et des autres. Don Moye aux percussions, c’est celui de l’Art Ensemble of Chicago. Je vous mets un lien pour la chanson de Brigitte Fontaine en souvenir, ce sont eux qui jouent dessus, vous le savez.

Suite de la programmation Glamour à la Cinémathèque jusqu’au 30 décembre. Presque tout fait envie … C’est ça le problème des programmations thématiques de la cinémathèque, on passe d’une période où rien ne nous attire à une période où on aurait envie de tout voir.

Je vous ai déjà conseillé Hantise,  il y a aussi Femmes du même George Cukor qui passe mercredi à 16h30, une bonne heure pour les retraités. C’est un film où on ne voit que des femmes. Ce film nous donne enfin accès aux secrets qu’elles se disent entre elles quand on n’est pas là. On découvre alors qu’elles en profitent pour manigancer et dire beaucoup de mal des autres.

Et puis du 24 décembre au 6 janvier, une série de 4 comédies british à l’Utopia. Personnellement et par patriotisme je me tiens à l’écart de l’humour anglais, sans y parvenir tout à fait.

Le film de la semaine, largement, c’est “Retour à Ithaque” de Laurent Cantet. Si vous avez la chance d’être une bande de potes autour de la soixantaine, que vous aimez vous retrouver pour picoler et pour dire des conneries, et qu’en plus vous avez de la sympathie pour Cuba, alors ce film est fait pour vous. Bien sûr vous savez que ça dérape forcément un peu et qu’on regarde parfois la poussière sous le tapis. Mais ça se passe à La Havane et on rajoute une couche plus compliquée, avec la dureté de la vie, l’exil des enfants, les désillusions politiques. Le film est captivant de bout en bout, on est touché de très près.

L’autre film de la semaine, largement aussi, c’est « Timbuktu« , bien plombant. Je vous mets une chronique de Nicole Ferroni là dessus. L’humour c’est quand on rigole quand même.

Et puis ce pauvre Mimi Lorenzini qui disparait … Il a fait un tube gauchiste avec le groupe Triangle, ça s’appelait “Peut être demain”.

La poilite, c’est quand les poils sont plus longs que la bite.

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