23 février 2015

On connait les adorateurs de Georges Brassens, il y a aussi ceux de Boby Lapointe, et souvent ce sont les mêmes. Sauf peut être chez les enfants. Les enfants n’aiment pas beaucoup Georges Brassens, quand on le leur fait écouter, ils sentent trop qu’on cherche à les éduquer. Avec les enfants en matière de culture, je ne peux que vous conseiller la psychologie inversée. Les enfants par contre aiment Boby Lapointe sans se douter de rien. La maman des poissons, quel succès ! Et pour tous ceux qui attendent encore le prince charmant, je vous mets cette chanson en duo avec Anne Sylvestre pour vous faire patienter.
Boby Lapointe était aussi un mathématicien. Il a inventé un système de numération, le système bibi-binaire, qui est un genre d’hexadécimal si j’ai bien compris. A propos de mathématiques, Charb a publié ses premiers dessins dans la revue Tangente. Si vous lisez Tangente, vous pouvez lire aussi bien le Savant Cosinus, un polytechnicien qui relève le niveau. C’est Christophe qui dessinait ça à la fin du XIX°, celui du Sapeur Camembert et de la Famille Fenouillard.

André Minvielle, en voilà un qui mériterait d’être élu toulousain de l’année. L’énergumène est dans mon panthéon depuis longtemps. Je lui ai serré la main dans le métro récemment en lui disant que j’étais fan. Il était tout content et moi aussi. Quel est le rapport avec ce qui précède ? Il se trouve que André Minvielle fait lui aussi partie des adorateurs de Boby. Et il sera en concert le lundi 4 mai à Odyssud pour un spectacle qui s’appelle “La fête à Boby”. Pour une fois, je vous avertis assez tôt pour que vous puissiez réserver. Et voici “De dame et d’homme”, une chanson de lui sur une musique de Marc Perrone, avec Lionel Suarez à l’accordéon. S’il y avait une justice, la chanson aurait fait un malheur. Mais les malheurs, il y en a bien assez comme ça en ce moment.

Alexis HK sera en concert les jeudi 26 et vendredi 27 février au Bijou pour son spectacle “Georges et Moi”. C’est complet. Ca fait 100 personnes par soirée. Un match du TFC attire 15000 spectateurs en moyenne, en comptant les TFC-Lorient un soir de pluie. Il faudrait donc 150 jours à Alexis HK pour faire l’équivalent d’un match du TFC. C’est sûr, il n’y a vraiment pas de justice.

Les 26 et 27 février encore, Grégory Daltin trio à la salle bleue de l’Espace Croix Baragnon. Accordéon et salle bleue, deux bonnes raisons d’y aller.

Le festival “Fous d’archet”, du 25 février au 28 mars, un festival qui met le violon à l’honneur, entre musique occitane et musiques du monde. Pas mal de soirées alléchantes au programme, dont la nuit irlandaise du vendredi 20 mars.

Carmen Opéra Sauvage”, un opéra en langue des signes par une compagnie de sourds-muets, passe au théâtre Jules Julien du 27 février au 1° mars. Je vous en avais parlé en décembre dernier, j’avais vu ce spectacle il y a un an, il y a un sous titrage, une chanteuse quand même, une gestuelle fantastique qui fait qu’on est fasciné par ce spectacle, et une Carmen magnifiquement ronde.

Calamity Jane, Lettres à sa fille” passe à la cave Poésie du 24 au 28 février, avec Corinne Mariotto et Greg Lamazères. Corinne Mariotto, je vous en parle souvent, vous allez croire qu’il y a eu autrefois quelque chose entre nous, hélas non.

Richard Galliano accompagné d’un quintette à cordes, dans les Quatre Saisons de Vivaldi, ce sera le mercredi 25 février à 20h30 à l’Auditorium St Pierre des Cuisines

Une exposition à l’espace Croix Baragnon jusqu’au 7 mars : Guy Reid qui fait des sculptures en tilleul de son copain et Stéphane Belzère, un peintre. J’ai aimé ses peintures de bocaux anatomiques, des scènes oniriques de matières organiques qui grouillent et qui grenouillent.

Grâce à la cinémathèque, vous pouvez vous offrir pour pas cher un week end de cinéma à Venise. Avec Mort à Venise le samedi à 21h et surtout Senso, le samedi à 16h, une belle histoire de passion pas simple. Je ne voudrais pas vous spoiler le film mais sachez les filles qu’il faut vous méfier des garçons quand ils vous demandent de l’argent.

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16 février 2015

On n’a jamais autant parlé des religions que depuis qu’on a massacré des athées. Des religions, il n’en manque pas. Et des sectes non plus. Cavanna disait qu’une religion est une secte qui a réussi. Parlons de la secte des adorateurs de Georges Brassens. Je connais des gens qui lui vouent un culte véritable. Par exemple le chanteur du groupe de jazz Contreband qui ne rate pas une occasion de placer une chanson dans leur répertoire New Orleans. Vous pouvez voir cet excellent groupe tous les mardi soir au restaurant Carson place Olivier. Je pense qu’il faut avoir rendu hommage à Georges Brassens au moins une fois dans une vie. Comme les musulmans qui doivent faire un pèlerinage à La Mecque. Aie ! J’espère que je n’ai rien dit de mal. J’ai moi même rendu hommage à Georges dans le discours que j’ai fait pour les noces de diamant de mes parents qui se sont mariés en 1952, ce demi-siècle avait deux ans. C’est en effet l’année de ma conception mais c’est surtout l’année où Georges a commencé à faire parler de lui avec “La mauvaise réputation”.

Vous connaissez Alexis HK ? C’est un chanteur que j’aime depuis son album “L’homme du moment” paru  en 2004. Je l’ai vu l’an passé au Sorano, il est très bon à tous points de vue. Je vous passe la chanson des Ronchonchons pour vous donner une idée. Quel est le rapport avec ce qui précède ? Il se trouve que Alexis HK fait lui aussi partie de la secte. Et il sera en concert les jeudi 26 et vendredi 27 février au Bijou pour un spectacle qui s’appelle “Georges et Moi”. Dépêchez vous de réserver, il ne reste pas beaucoup de places. Vous allez me dire merci pour ce moment.

Une exposition à la Fondation Ecureuil, place du Capitole : elle s’appelle “Ma vie avec toi”, elle ne dure que jusqu’au 28 février, je vous en parle un peu tard. Dans cette exposition, les rôles sont inversés : c’est le public qui apporte des œuvres à exposer en expliquant ses choix. Du coup, on y voit des tas de choses intéressantes parce que personnelles, sans le côté abscons que l’on trouve trop souvent dans l’art contemporain. Allez y, vous êtes une œuvre d’art à vous tout seul, votre place est là bas.

Jeudi 19 février, à la Cave Poésie à 19h30, Corinne Mariotto lira “Passion Simple” de Annie Ernaux. Depuis quand c’est simple une passion ?

Au cinéma, j’ai vu “Loin des hommes”, un film de David Oelhoffen, d’après Camus. Ca se passe en 1954 en Algérie, c’est l’histoire d’un instituteur qui se trouve embringué dans un conflit qu’il refuse. Il ne voudrait pas avoir à prendre parti mais ce n’est pas possible. On est embarqué dans cette histoire, avec deux acteurs excellents : Viggo Mortenssen et Reda Kateb et des paysages magnifiques.

Vous n’irez pas voir “Cinquante nuances de Grey” mais je peux vous aider à en parler quand même. Est ce que vous savez d’où vient cette histoire ? Elle vient des chats qui ne distinguent pas bien les couleurs mais qui distinguent parfaitement une cinquantaine de nuances de gris pour pouvoir attraper les souris. Vous pouvez répandre cette explication, on vous croira. Et si vous aussi vous aimez colporter des croyances, dites le moi parce que j’aimerais fonder une secte et je cherche des disciples. Patron de secte, ça me plairait, c’est un boulot bien payé et pour lequel on reçoit de la considération et même de l’adoration.

Cette lettre est maintenant lue à Alger. Profite bien, la jeune !

10 février 2015

Des nouveaux festivals, il en sort tout le temps et à l’arrivée il y en a beaucoup. Mais il arrive aussi que quelques uns disparaissent, comme par exemple le festival des “Petites Formes de Desbals”. La deuxième édition de ce festival était programmée pour fin janvier dans le quartier de Bagatelle. Lisez ce qu’en disait Jean Luc Moudenc dans l’édito de son ”agenda de vos sorties” de janvier 2015 : « Une culture qui s’exporte aussi dans le quotidien des Toulousains. En témoigne la seconde édition du festival “les petites formes de Desbals” avec des interventions artistiques courtes dans des lieux insolites comme chez l’habitant, une friche, un bureau, une salle de classe, etc. » Et voilà que l’adjoint du maire à la culture annule ce festival au dernier moment, brutalement, sans véritable raison. Que croyez vous qu’il arriva ? Qu’on a remercié l’adjoint pour avoir déjugé le maire ? Non, pas du tout, on a remercié la directrice du centre culturel à l’origine de ce festival. L’année dernière, on nous avait organisé une soirée hors du commun à la maison. Cette année, on devait accueillir une lecture des textes de Voltaire (dont le fameux Traité de la Tolérance), que vous avez peut être entendus cet automne à La Reynerie dans le cadre de La Novela, c’était formidable. Cette directrice remerciée par cet adjoint tout seul, c’est injuste, parce que on aurait voulu s’associer et nous aussi lui dire merci, elle faisait un très bon travail. Elle nous manquera.

Dans ce centre culturel Desbals, le mercredi 11 février à 18h30, aura lieu le vernissage de l’exposition de Jérôme Moreno.

J’ai vu l’exposition Traits Secrets : le Portrait au musée Dupuy jusqu’au 1° mars. On y voit plus de cent œuvres (dessin, estampes et photographies anciennes) de la collection du musée Paul-Dupuy. L’accrochage s’articule autour de cinq grandes sections qui permettent de découvrir la variété des modes de représentation, du XVIIe à la première moitié du XXe siècle : les portraits de pouvoir, le portrait d’apparat, les portraits de l’âme et du cœur, le portrait bourgeois et le monde des artistes et des intellectuels. On y voit donc binettes et trombines des peoples de ces époques. Les textes de présentation sont très bien faits, et ils arrivent à nous passionner pour ces personnages. Quelqu’un disait en 1634 que la principale distinction entre les grands et les petits c’est qu’il y a plus de gens qui font le portrait des uns que des autres. Les temps ont bien changé et aujourd’hui, ultime progrès, on peut se portraiturer soi même avec les selfies. Vous savez qu’on peut aussi se faire trombiner par un peintre ? Je connais quelqu’un qui fait ça bien, si ça vous intéresse ce n’est pas hors de portée. A ce propos, je me suis rendu compte que quelques lecteurs de cette lettre ne connaissaient pas mon visage. Certains dans les soirées en profitent pour essayer de se faire passer pour moi. Aussi, je vous envoie une photo assez récente. Il parait que George Clooney me ressemble, mes usurpateurs ne peuvent pas en dire autant, loin de là.

La deuxième édition du festival Tripoteca aura lieu les mardi 10 et jeudi 12 février à l’Utopia, c’est un festival international de films et d’arts psychédéliques qui tourne sur plusieurs villes. Psychédélique, kézaco ? La mode date de la musique des années 60, ils faisaient de belles pochettes de disque à l’époque. On peut mettre là dedans du bizarroïde qui pique les yeux, l’art de faire frétiller les neurones, l’art de mettre le cerveau sans dessus dessous. Donc ça devrait vous plaire. Et comprenez que si vous avez le cerveau à l’envers, vous pourrez en profiter pour vous le faire remettre à l’endroit.

On me pousse à prendre parti sur le film argentin “Les Nouveaux Sauvages”. D’un côté, une critique très mauvaise dans Télérama, de l’autre une première page dithyrambique dans la gazette de l’Utopia. Que faut-il en penser ? Je serais tenté par le ni-ni, mais je ne veux pas me défausser comme ça : ce film m’a plu, il a plu à mon fils, à ma femme et à un ami exigeant sur les films. Que Télérama me pardonne mais je dois donc vous conseiller d’aller voir ce film.

Samedi 14 et dimanche 15 février, à la cinémathèque, O Mandarim de Julio Bressane. C’est un film sur l’histoire de la musique brésilienne, avec Gilberto Gil, Caetano Veloso, Chico Buarque … Si vous aimez cette musique, et comment ne pas l’aimer, je vous conseille un livre récent de David Rassent qui s’appelle Musique Populaire Brésilienne.

Vendredi 13 février : dé-vernissage de  l’exposition de Christine Cabirol au Centre de l’Affiche de Toulouse, place Saint Cyprien. Vous ne connaissez pas le CAT ? Pas grave, car le CAT devient le MATOU (le Musée de l’Affiche de Toulouse). Pour l’occasion, bœuf artistique, avec Ronald Curchod, cet excellent affichiste toulousain (les affiches de Ciné Latino, c’est lui).

Pour finir, je m’adresse exclusivement aux beaufs. Soyez fiers d’être un beauf, ce n’est pas un défaut, c’est un art de vivre. Et Cabu qui a inventé le beauf n’est plus là pour dire le contraire. Samedi 14 février, vous allez donc regarder le rugby avec vos potes. Seulement, il y a autre chose ce jour là : c’est la Saint Valentin. Vous alliez oublier de lui dire merci quand elle vous portera les bières, je vous connais.

3 février 2015

Le CNES se porte beaucoup mieux depuis que j’en suis parti, c’est net, en voici trois exemples :

1) Les deux chefs de projet,  l’une pour le cargo spatial ATV, l’autre pour Rosetta et Philaé sur la comète Tchouri, figurent dans le palmarès des toulousains de l’année, et pourtant ce palmarès était largement manipulé en faveur des sportifs.

2) Les ballons du Cnes se lancent dans le projet Loon en partenariat avec Google, en vue de connecter le monde à l’internet, rien que ça.

3) Et enfin Xavier Passot se trouvera le 10 février à la cinémathèque. Xavier Passot, c’est le responsable au Cnes du GEIPAN, le groupe d’études et d’informations sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, en clair c’est le monsieur OVNI du Cnes. Il sera là pour répondre à toutes vos interrogations, à toutes les questions qui vous brûlent les lèvres sur le sujet. Auparavant il vous faudra néanmoins vous appuyer un film de Robert Zemeckis, qui s’appelle “Contact”.

Pour rester dans le sujet, je vous passe un grand classique du dessin d’humour sur les extraterrestres, du Vuillemin tout à fait raffiné et de bon goût, comme il se doit dans cette lettre.

Du 2 au 8 février aura lieu la 8° édition du festival de films LGBT (Lesbien Gay Bi Trans). Peut être l’occasion de sortir du placard ? Justement je vous fais un coming out avec une histoire de placard : j’ai fait deux mois de prison à cause de Charlie. C’était il y a quarante ans, pendant mon service militaire. Charlie était interdit dans les casernes et ils ont trouvé un numéro dans mon placard. J’ai pris deux mois pour cause de propagande anti-militariste. L’histoire est en réalité un peu plus entortillée mais en gros, c’est le seul motif concret. J’en profite pour rendre hommage à la justice militaire, rapide sans être expéditive, sachant prononcer une sanction proportionnée au délit, à la fois incontestable, pédagogique et dissuasive. Comment c’était la prison ? J’étais dans une petite cellule, avec juste un lit et pas de table. Il fallait taper à la porte pour aller pisser. Ca devait être terrible ? Je vais vous décevoir parce que finalement, j’ai bien aimé. D’abord, c’était l’hiver, j’étais au chaud pendant que mes camarades devaient se lever tôt pour saluer le drapeau dans le froid. J’avais de quoi lire et écouter la radio. Et puis, j’ai un gros défaut, celui d’avoir besoin de beaucoup de sommeil. Dans cette situation, ce défaut s’est métamorphosé en qualité. En conclusion, chauffé, nourri, reposé et dans la tranquillité d’esprit, je n’étais pas si loin que ça de mon idéal de vie. Merci Cabu !

Quitte à risquer deux mois de trou supplémentaires, je vous fais passer ce grand classique de la chanson anti-militariste : Ancien Combattant par le musicien congolais Zao. J’envie ceux qui ne la connaissent pas encore parce que ça va leur faire drôle.

Mais beaucoup d’entre vous la connaissent déjà. Savez vous que si la chanson a été popularisée en Europe par Zao, la chanson d’origine fut composée en 1969 par le malien Idrissa Soumaoro ? Et l’orchestre guinéen Balla et ses Balladins en a fait une version en 1973, le son est un peu pourri, dommage. Pour rendre justice aux Balladins, je vous mets un de leur succès, Paulette. Une de ces merveilles de musiques mandingues qui évoquent le paradis perdu.

Pardon, je vous raconte ma vie, pardon. Ce que vous voulez, ce sont des infos utiles pour vos sorties. Les voici :

Demain mercredi, Dimoné à la Dynamo. Un bel article sur lui dans Intra Muros : Celui-là, depuis l’temps qu’on lui prédit un avenir radieux…Et puis, il allait devoir faire mieux que l’extraordinaire “Madame Blanche” écouté et usé sur notre platine… Alors, depuis 2009 nous nous languissions,nous contentant des messages Facebook du bonhomme qui n’est pas avare de ce côté-ci de la toile. Et le voilà cet opus qui va lui faire rencontrer le “grand” public, celui qui lui vaudra peut-être la quatrième de couv’ de “Libé” et une belle chronique dans “Télérama”… dans ce cas-là y’a des gars y z’écrivent « le disque de la maturité ». Sauf que mature, le Dimoné l’est depuis déjà longtemps et qu’il n’a pas attendu le Rihanna ère pour se tirer sur la nouille. Pensez donc, nous le suivons depuis 1999 le Montpelliérain, son époque post-moustache où il commençait sérieusement à exceller dans le rôle du poète désabusé.

Jeudi et vendredi, la Mal Coiffée à l’espace Croix Baragnon, un groupe vocal composé de 5 femmes qui font des polyphonies occitanes, je les avais vues au Bijou, c’est beau.

Vendredi et samedi, Christian Olivier des Têtes Raides, à la Cave Poésie. Il a fait une belle chanson en duo avec Olivia Ruiz.

Samedi, les Pistons Flingueurs au Métronum. Vous n’êtes jamais allés dans cette nouvelle salle ? Moi non plus, mais ça ne devrait pas tarder.

Dimanche, rien, je ne travaille pas encore le dimanche.

Lundi, concert au Théâtre du Pavé à 20 h : Khari B. (spoken word), Magic Malik (flûte, voix), Guillaume Orti (saxophones), Jeb Bishop (trombone), Frédéric Bargeon-Briet (contrebasse). Ce concert est organisé par Un Pavé dans le Jazz, dans le cadre du projet The Bridge qui associe musiciens français et américains pour des échanges trans-atlantiques. Magic Malik, je l’ai vu l’an passé, il dégage quelque chose de chaleureux qui donne la patate quand on en sort.

Et aussi le festival de danse contemporaine CDC qui continue jusqu’au 7 février.

Je vous recommande particulièrement le spectacle de Sylvie Maury qui passe du 3 au 7 février Grand Rond. Le spectacle s’appelle La Douleur, à partir du texte de Marguerite Duras. Ne vous laissez pas arrêter par un a priori négatif, ce n’est pas drôle en effet mais c’est tout à fait bouleversant. Avril 1945 : Marguerite attend dans un Paris ressuscité, printanier et lumineux, qui lui est indifférent, le retour de son mari, Robert Antelme, déporté politique à Dachau. Elle ignore s’il est encore en vie ou fusillé par l’ennemi en déroute, surpris par l’arrivée des Alliés. Les convois des prisonniers et des rescapés commencent à affluer tous les jours des camps de concentration d’Europe. L’auteur s’enfonce alors dans la douleur morale et physique de l’attente insupportable, du doute affreux qui rend fou ou indolent. Quand elle ne s’endort pas abasourdie de souffrance, découragée, avilie et refusant de s’alimenter, Marguerite erre fiévreuse, nauséeuse et sale dans les rues d’une capitale qui renait du chaos, heureuse de s’appartenir à nouveau (…)

Le Tournoi des six nations démarre le 6 février, avec un France-Ecosse le samedi 7 février à 18h. Cette semaine je laisse mes blagues au vestiaire pour laisser la place à un véritable pro de la critique rugbystique. Je vous mets le début, en réponse à ceux comme moi qui ne reconnaissent pas les Italiens comme une nation de rugby  :

Pendant longtemps, un match contre l’Italie était avant tout la perspective d’affronter 50% de joueurs complètement inconnus et 50% de joueurs du Stade Français. Une formalité donc. Aujourd’hui rien n’a changé, sauf que les 50% de joueurs inconnus ont prouvé qu’ils étaient parfois capables d’être bons et que le Stade Français est deuxième du meilleur championnat du monde ®.

Pour des raisons culturelles, le peuple de France continue tout de même à mépriser les « Ritals ». En effet, comment réellement estimer des mecs qui chialent pendant leur hymne comme de vulgaires Argentins ? Cet acte n’est-il pas la preuve de leur évidente infériorité ? Un aveu qui sonne comme une faiblesse, les joueurs reconnaissant par là même que jouer sous le maillot de leur équipe nationale est une consécration totale, et implicitement, une de leurs rares chances de passer à la télé et d’espérer être reconnus dans la rue. En France, les joueurs n’ont nul besoin de se faire remarquer sur la pelouse puisque, même s’ils ne sont pas sélectionnés, on a l’assurance de les voir dans une pub juste avant ou juste après.

Voyez la suite en suivant le lien.

Je vous informe que la vie en rose est maintenant lue à Paris, par un à qui je souhaite bon courage. Bientôt sûrement à l’international et un jour probablement sur la Lune, sur Mars ou dans la galaxie ? Il ne reste plus maintenant qu’à trouver des extra-terrestres avec leurs adresses mail. Là dessus je compte sur le CNES.