10 février 2015

Des nouveaux festivals, il en sort tout le temps et à l’arrivée il y en a beaucoup. Mais il arrive aussi que quelques uns disparaissent, comme par exemple le festival des “Petites Formes de Desbals”. La deuxième édition de ce festival était programmée pour fin janvier dans le quartier de Bagatelle. Lisez ce qu’en disait Jean Luc Moudenc dans l’édito de son ”agenda de vos sorties” de janvier 2015 : « Une culture qui s’exporte aussi dans le quotidien des Toulousains. En témoigne la seconde édition du festival “les petites formes de Desbals” avec des interventions artistiques courtes dans des lieux insolites comme chez l’habitant, une friche, un bureau, une salle de classe, etc. » Et voilà que l’adjoint du maire à la culture annule ce festival au dernier moment, brutalement, sans véritable raison. Que croyez vous qu’il arriva ? Qu’on a remercié l’adjoint pour avoir déjugé le maire ? Non, pas du tout, on a remercié la directrice du centre culturel à l’origine de ce festival. L’année dernière, on nous avait organisé une soirée hors du commun à la maison. Cette année, on devait accueillir une lecture des textes de Voltaire (dont le fameux Traité de la Tolérance), que vous avez peut être entendus cet automne à La Reynerie dans le cadre de La Novela, c’était formidable. Cette directrice remerciée par cet adjoint tout seul, c’est injuste, parce que on aurait voulu s’associer et nous aussi lui dire merci, elle faisait un très bon travail. Elle nous manquera.

Dans ce centre culturel Desbals, le mercredi 11 février à 18h30, aura lieu le vernissage de l’exposition de Jérôme Moreno.

J’ai vu l’exposition Traits Secrets : le Portrait au musée Dupuy jusqu’au 1° mars. On y voit plus de cent œuvres (dessin, estampes et photographies anciennes) de la collection du musée Paul-Dupuy. L’accrochage s’articule autour de cinq grandes sections qui permettent de découvrir la variété des modes de représentation, du XVIIe à la première moitié du XXe siècle : les portraits de pouvoir, le portrait d’apparat, les portraits de l’âme et du cœur, le portrait bourgeois et le monde des artistes et des intellectuels. On y voit donc binettes et trombines des peoples de ces époques. Les textes de présentation sont très bien faits, et ils arrivent à nous passionner pour ces personnages. Quelqu’un disait en 1634 que la principale distinction entre les grands et les petits c’est qu’il y a plus de gens qui font le portrait des uns que des autres. Les temps ont bien changé et aujourd’hui, ultime progrès, on peut se portraiturer soi même avec les selfies. Vous savez qu’on peut aussi se faire trombiner par un peintre ? Je connais quelqu’un qui fait ça bien, si ça vous intéresse ce n’est pas hors de portée. A ce propos, je me suis rendu compte que quelques lecteurs de cette lettre ne connaissaient pas mon visage. Certains dans les soirées en profitent pour essayer de se faire passer pour moi. Aussi, je vous envoie une photo assez récente. Il parait que George Clooney me ressemble, mes usurpateurs ne peuvent pas en dire autant, loin de là.

La deuxième édition du festival Tripoteca aura lieu les mardi 10 et jeudi 12 février à l’Utopia, c’est un festival international de films et d’arts psychédéliques qui tourne sur plusieurs villes. Psychédélique, kézaco ? La mode date de la musique des années 60, ils faisaient de belles pochettes de disque à l’époque. On peut mettre là dedans du bizarroïde qui pique les yeux, l’art de faire frétiller les neurones, l’art de mettre le cerveau sans dessus dessous. Donc ça devrait vous plaire. Et comprenez que si vous avez le cerveau à l’envers, vous pourrez en profiter pour vous le faire remettre à l’endroit.

On me pousse à prendre parti sur le film argentin “Les Nouveaux Sauvages”. D’un côté, une critique très mauvaise dans Télérama, de l’autre une première page dithyrambique dans la gazette de l’Utopia. Que faut-il en penser ? Je serais tenté par le ni-ni, mais je ne veux pas me défausser comme ça : ce film m’a plu, il a plu à mon fils, à ma femme et à un ami exigeant sur les films. Que Télérama me pardonne mais je dois donc vous conseiller d’aller voir ce film.

Samedi 14 et dimanche 15 février, à la cinémathèque, O Mandarim de Julio Bressane. C’est un film sur l’histoire de la musique brésilienne, avec Gilberto Gil, Caetano Veloso, Chico Buarque … Si vous aimez cette musique, et comment ne pas l’aimer, je vous conseille un livre récent de David Rassent qui s’appelle Musique Populaire Brésilienne.

Vendredi 13 février : dé-vernissage de  l’exposition de Christine Cabirol au Centre de l’Affiche de Toulouse, place Saint Cyprien. Vous ne connaissez pas le CAT ? Pas grave, car le CAT devient le MATOU (le Musée de l’Affiche de Toulouse). Pour l’occasion, bœuf artistique, avec Ronald Curchod, cet excellent affichiste toulousain (les affiches de Ciné Latino, c’est lui).

Pour finir, je m’adresse exclusivement aux beaufs. Soyez fiers d’être un beauf, ce n’est pas un défaut, c’est un art de vivre. Et Cabu qui a inventé le beauf n’est plus là pour dire le contraire. Samedi 14 février, vous allez donc regarder le rugby avec vos potes. Seulement, il y a autre chose ce jour là : c’est la Saint Valentin. Vous alliez oublier de lui dire merci quand elle vous portera les bières, je vous connais.

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