6 avril 2015

Le service public de la radio est en grève, je prends donc cette semaine leur relais pour vous informer, vous instruire et vous divertir …

Nous avons le plaisir d’assister à la naissance du festival “Printemps du Forro”, le premier festival de forró em Toulouse ! Le nouveau né sera présenté au public du 10 au 12 avril, à la MJC du Pont des Demoiselles. Le forró, quezaco ? Le forró désigne un ensemble de musiques originaires du sertao, cette zone du Nordeste brésilien au climat semi aride et aux traditions très riches. Cette musique trouve, paraît-il, quelques racines lointaines chez les troubadours occitans et influence en retour nos toulousains des Trobadors et des Bombes de Bal qui adorent le forró. Le forró est joué à la base par un trio de tambourin, accordéon et triangle, vous savez, ce petit machin métallique qui donne une pulsation d’enfer. Le forró pourrait bien devenir à la mode un de ces jours, aussi je vous donne un maximum d’informations pour que vous puissiez continuer à faire bonne figure chez les branchés :

  • Une photo de joueurs de forró issue de ma collection de figurines à accordéons.20150401_164519_Forro (1280x720)
  • La chanson “Asa Branca” de Luiz Gonzaga qui date de 1947 et qui est considérée comme l’hymne du Nordeste par les danseurs de forró. Dédicacée à celle qui connait la chanson par cœur et qui se reconnaitra.
  • Une captation éclair pendant un apéro-concert de Ciné Latino du groupe Forro Pifado. Ce groupe est programmé pour le samedi 11.
  • Et le livre de David Rassent, dont je vous ai déjà parlé, si vous voulez en savoir plus sur la Musique Populaire Brésilienne.
  • Et puis une excellente compile sur You Tube, cette musique vous mettra de bonne humeur.

On a la chance d’avoir à Toulouse une belle Cinémathèque, mais elle a un parti pris contestable, celui de fonctionner avec des programmations thématiques. Avec ça, on peut rester de longues semaines sans avoir envie d’y mettre les pieds et tout d’un coup, se réveiller parce qu’il y a une programmation du tonnerre qui donne envie de voir plusieurs films par jour. Marseille est le thème choisi pour ce début d’avril et beaucoup de très bons films sont programmés. Je n’y trouve pourtant pas la trilogie de Marcel Pagnol, heureusement que je l’ai déjà vue quand j’étais petit avec mon tonton Roger qui aimait beaucoup Raimu.

Rien à voir avec Marseille : le mardi 7 à 21h passe “Les Liaisons Dangereuses”, le film  de Stephen Frears, d’après le livre de Choderlos de Laclos. Dépêchez vous de le lire si ce n’est pas déjà fait, c’est le livre préféré de Brigitte Fontaine. Elle a d’ailleurs appelé son dernier disque “J’ai l’honneur d’être” en référence à leur façon polie de terminer leurs lettres assassines. Il y a dans ce disque la chanson  » Au Diable Dieu « , on ne peut pas mieux dire …

Dans la thématique, on me signale “La république de Marseille” de Denis Gheerbrant du 7 au 10 avril : un ensemble de 7 films de durée variable , qui compte autant de milieux sociaux pour découvrir Marseille et en donner un portrait où l’individu croise le collectif.

Et aussi, le mercredi 8 à 20h : l’Atlantide d’après Pierre Benoit, un film muet accompagné par Gregory Daltin, Laurent Guitton et Kiko Ruiz.

Et surtout ne ratez pas Khamsa, un film de Karim Dridi, pour une séance unique le mardi 14 avril. Le film se déroule dans le camp gitan de Mirabeau, près de Marseille, et décrit les tribulations d’un jeune gitan de 11 ans, échappé de sa famille d’accueil, qui cherche à trouver une place parmi les siens et à échapper à son destin. Simon Abkarian est extraordinaire  en gitan plus vrai que nature, il n’est curieusement pas cité dans la présentation du programme. Khamsa est un film hors du commun, au plus près d’une réalité dure et rude. Ce n’est pas un de ces films français où on nous raconte la vie difficile de gens qui travaillent dans une galerie d’art. Attention, je ne critique pas, il se trouve que j’ai une cousine qui s’occupe d’une galerie à Bruxelles. Et on pourrait aussi bien faire un film de son histoire.

Et puis, la cinémathèque présente du 7 avril au 31 mai une exposition en hommage à Cabu et à Wolinski. Je vous en reparlerai quand je l’aurai vue si elle n’est pas explosée d’ici là.

Mardi 7 avril au Lieu Commun rue d’Armagnac, Chamæleo Vulgaris programmé par un Pavé dans le Jazz, on leur fait confiance sans connaître.

Philippe Découflé à Odyssud du 8 au 11 avril dans son nouveau spectacle “Contact”.

Les 9, 10 et 11 avril au Sorano, Les Chiens de Navarre dans leur nouveau spectacle “Les armoires normandes”.

Jeudi 9 à midi trente au Sénéchal : De l’arbre au concert, un exposé sur la lutherie avec des musiciens du Capitole. Vous voilà informés d’une occasion de vous instruire tout en vous divertissant

Jeudi 9 avril à 19h chez Gibert, vernissage de la sortie du Clutch Art Book : un recueil des œuvres d’artistes exposés tous les mois par le magazine Clutch.

Jeudi 9 avril, Denis Rey, pour les Rugissants de la Cave Poésie, lira “Le feu” de Henri Barbusse. Denis Rey ce grand comédien qui a incarné d’une façon époustouflante Mitterrand dans ses dialogues avec Marguerite Duras. La voix, les intonations, la posture, les mouvements de sourcil, … il nous a comme qui dirait rendu tonton.

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