Tribute Nino Ferrer pour le vendredi 24, à la salle bleue, c’est complet. En guise de consolation, voici un hommage perso à Nino, même s’il est moins chic qu’un vrai tribute.

Dans les années 70, Nino s’était établi dans une maison proche de Montcuq dans le Lot. Et c’est là que je l’ai presque connu, puisque j’ai eu la chance de grandir dans le coin et que j’y reviens souvent. Il faut que je fasse attention à ne pas trop m’en vanter, parce que Brassens parle aussi de Montcuq dans sa chanson “Les Imbéciles heureux” .

J’ai vu Nino une première fois en début des années 70, il avait fait un concert dans un festival près de Lauzerte. A cette époque, on avait de lui l’image d’un charlot de la variété et on ne l’avait pas applaudi plus que ça. Et Little Bob, le rocker du Havre, qui passait juste après lui, nous avait reproché notre manque d’enthousiasme, en nous engueulant sec, genre “bande de cons”. Et c’est vrai qu’on était un peu cons à l’époque, mais évidemment, on ne l’est plus du tout maintenant. Little Bob nous avait dit les choses franco et après ça, il avait chanté en anglais, ce couillon.

J’ai revu Nino une seconde fois en 1994, à Montcuq même, où il avait donné un concert pour ses 60 ans. Seul en scène avec sa guitare, il avait un son et une présence hors du commun, c’est là enfin que j’ai compris qu’on avait affaire à un grand bonhomme.

Nino était aussi peintre, une de ses peintures est exposée dans l’escalier de la mairie de Montcuq. La blonde à poil qui tient la banderole est plutôt réjouissante.

Nino Ferrer à Montcuq (1280x1270)

Zaza Fournier au Bijou, c’était complet aussi. Petite consolation avec ce lien.

Voici deux festivals maintenant, qui ont en commun d’avoir un parfum militant et aussi d’être présents sur les quartiers périphériques. Ces festivals existent depuis longtemps, mais je ne les connais pas plus que ça, à ma grande honte. Le genre de festival qu’on regrette quand ils disparaissent, alors qu’on n’y a jamais mis les pieds.

Premièrement, le festival Alban S’agit(e) programmé dans le centre culturel Alban Minville. François Fehner est le père de cet AGIT, Association pour un Groupement d’Interventions Théâtrales. C’est aussi le père de Léa Fehner, celle qui a fait le super film “Qu’un seul tienne et les autres suivront”, l’histoire parallèle de trois vies pas faciles. Ce film est programmé pour le jeudi 23. A suivre ensuite :

– vendredi 24 : La boucherie de l’espérance de Kateb Yacine sur le conflit israélo-palestinien. Kateb Yacine est le père de Reda Kateb, l’acteur qu’on voit beaucoup en ce moment.

– samedi 25 : Sankara – Mitterrand rencontre de 1986. Thomas Sankara était président du Burkina Faso dans les années 80, il voulait faire annuler la dette de son pays, il a été abattu.

– samedi 25 à 16h et lundi 27 à 14h30 : Moha le fou Moha le sage de Tahar Ben Jelloun.

Secondement, le 23 avril, le Metronum accueille la première escale du festival Toucouleurs : Djazia Satour (influences black music et chaabi algérien) et Orange Blossom (musique électronique orientale), dont les critiques nous disent le plus grand bien.

A la Cinémathèque, une dernière occasion le mercredi 22 à 16h30 de voir “La vieille dame indigne” de René Allio.

Et puis aussi le jeudi 30 avril, “Le mystère Picasso” de Henri-Georges Clouzot. Clouzot est surtout connu pour Le Salaire de la peur et Les Diaboliques. Clouzot est l’un des rares à avoir remporté les trois récompenses suprêmes des principaux festivals européens à savoir le Lion d’or, la Palme d’or et l’Ours d’or. Il a donc aussi réalisé Le Mystère Picasso, en filmant Picasso derrière un papier transparent qui permet de voir le dessin en train de se faire. Ce documentaire a été déclaré trésor national par le gouvernement français.

A partir de mai la cinémathèque programme un cycle de films indiens, et ne comptez pas trop sur moi pour vous en parler. Le seul cinéaste indien que je connais, c’est Satyatjit Ray dont j’ai vu deux films magnifiques “La leçon de musique” et “La maison et le monde”. Mais ces deux films ne sont pas programmés. Du coup, je n’ai plus aucun repère. Mais il y en a qui justement préfèrent aller au cinéma sans savoir, les yeux fermés en quelque sorte.

J’ai vu aussi “Leopardi”, un film italien d’une facture classique mais bien, et surtout “Taxi Téhéran” de l’iranien Tafar Pahani, Ours d’or à Berlin.  Ce film repose sur une idée forte : puisqu’on lui interdit de tourner, le cinéaste a fait de son taxi un studio clandestin. Une fiction basée sur une matière documentaire qui nous montre des personnages pittoresques, attachants et bizarrement proches de nous.

Une exposition sur le Centre Spatial Guyanais est organisée par le CNES aux Mazades jusqu’au 29 avril. L’expo  est un peu réservée aux aficionados de la Guyane dont je fais partie. On y voit des maquettes de fusées et surtout des photos de quelques animaux de la forêt équatoriale. J’ai une fascination inépuisable pour toutes ces bestioles : il y en a des mimis comme ce singe-écureuil et d’autres moins mimis, des caïmans, des boas, des grenouilles vénéneuses … Mais tous ces animaux ont beaucoup plus à craindre de notre espèce que nous de la leur. En Guyane, le seul animal qui attaque l’homme délibérément, c’est le moustique.

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J’en profite pour vous signaler le blog de Loïc Mangin qui nous montre tous les jours la photo d’une bestiole différente.

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