23 novembre 2015

« Si la culture existe, ce n’est pas du tout pour que les gens s’amusent » disait Malraux. Qui c’est ce Malraux d’abord, et qu’est ce qu’il y connait à la culture ? Parce que les amateurs de pop culture vont bien s’amuser avec le Toulouse Game Show des 28 et 29 novembre. Plus de 44 000 fans de jeux vidéo, de jeux de rôle, de comics, de mangas y sont attendus. Je vous renvoie au magazine Clutch de novembre qui nous a concocté un intéressant dossier sur ces gamers et sur cette culture geek. Si vous êtes un de ces noobs qui voudrait quand même suivre la conversation, voici pour vous quelques informations utiles. Les noobs ou les newbies, ce sont les débutants, ceux qui débarquent. Les geeks, on les imagine comme des fans de jeux vidéos qui passent un temps excessif terrés dans leur cagna connectée. « Ceux qui trouvent qu’installer Linux est compliqué n’ont pas essayé de sortir avec une fille » disent les geeks. Certains d’entre eux ont quand même fini par réussir à trouver le temps de faire des enfants et ils les envoient maintenant à la Cantine Numérique pour des “coding-goûter”. Il parait que le terme geek n’est maintenant plus tellement péjoratif, ils se sont fait dédiaboliser eux aussi.

Je vous sens encore un peu hésitants à fréquenter le TGS. Allez y donc déguisés si vous ne voulez pas être reconnus. Mais on risque alors de vous confondre avec un cosplayer, un de ces fans qui jouent le rôle de leur personnage favori en imitant le costume et le look. En voici quelques exemples :

Certains de ces personnages sont inspirés du jeu League of Legends. Peut être faites vous partie des quelques 70 millions d’adeptes de ce jeu dans le monde ? Avez vous participé au rassemblement du 31 octobre où 3000 spectateurs se sont retrouvés au Zénith pour la retransmission de la finale opposant deux équipes coréennes à Berlin ? Il parait qu’un bon joueur de LoL a moins de 23 ans. Si vous avez passé l’âge, vous pouvez vous tourner vers le retrogaming, qui consiste à retrouver des émotions d’enfance avec des jeux vintage comme Space Invader ou Pac-Man. Souvenez-vous de la petite musique ... Je suis moi même un adepte du retrogaming puisque je ne rate pas les concours de belote à Saint Pantaléon dans le Lot. J’en ai fait un en octobre où je n’ai pas brillé, le prochain est pour le 4 décembre.

Il y en a peut être parmi vous qui ont des sympathies geek et qui ne supportent pas que je puisse caricaturer l’objet de leur adoration, pour ne pas dire de leur dévotion. Je m’attends à des réactions outragées. Je peux le comprendre, il m’est à moi aussi arrivé de mal réagir quand on me parle de Brigitte Fontaine. Le jeudi 26, à la salle bleue de l’espace Croix Baragnon, quatre musiciens toulousains seront réunis pour l’occasion d’une création : B comme Fontaine. Ils nous promettent de “recuisiner” l’univers de Brigitte Fontaine. On ne voit pourtant pas Brigitte Fontaine faisant la cuisine. Voici Les Dieux sont dingues pour patienter.

Toujours à la salle bleue, le mardi 24, le pianiste Philippe Cassard nous propose ses Notes du Traducteur autour de la célébrissime Sonate au Clair de Lune, de qui déjà ?

Le samedi 28, l’espace Croix Baragnon programme également l’ensemble “Doulce Mémoire” avec un répertoire des ménétriers du XVI° dans le cadre des rencontres de musiques anciennes et traditionnelles. Il y aura entre autres Xavier Vidal au violon. Attention, ça se passe à l’Auditorium St Pierre des Cuisines.

Du 24 au 28 novembre à Odyssud, le chorégraphe Mourad Merzouki présente son spectacle Pixel. Onze danseurs hip-hop évoluent dans un étonnant décor numérique en 3D, tels des personnages de jeu vidéo justement. On en dit beaucoup de bien,  par exemple : une magistrale rêverie visuelle ! 

Du 25 au 28 novembre encore, la troupe du Groupe Merci présentera sa nouvelle pièce Trust, une radiographie des psychismes d’aujourd’hui que l’on contemple à la loupe. Programmée par le théâtre Sorano, la pièce sera jouée dans un nouveau lieu, le Multiple au 27 bis allées Maurice Sarrault. Implanté à Toulouse et dirigé par Solange Oswald, le Groupe Merci existe depuis 1996.

A partir du 26 et jusqu’au 5 décembre, le théâtre du Pavé programme Barbara et moi, un projet théâtral et musical autour de la chanteuse Barbara, mis en scène par Laurent Pérez, avec Agnès Claverie, Sylvie Maury et Philippe Gelda (arrangements et piano). Barbara plus ceux là, on peut s’attendre à quelque chose de bien.

Le dimanche 29, GiedRé passe au Rex à 20h30. GiedRé est une jeune chanteuse qui déménage, avec des textes qui n’ont pas froid aux yeux. Voici Pisser Debout et tant qu’on y est Vie de Merde.

Si vous n’avez toujours pas trouvé votre bonheur dans tout ce qui précède, il ne vous reste plus qu’à vous tourner vers le Festival Culture Bar-Bars du 26 au 28, en partenariat avec Kronenbourg. Je ne sais pas ce que Malraux en aurait pensé.

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