29 août 2016

Clairement on ne parle pas assez souvent de la mazurka. La mazurka est une danse d’origine polonaise, je ne vous apprends rien, dont le rythme ternaire est accentué sur le deuxième temps, ce qui lui donne un côté suspendu qui fait très joli. La mazurka est passée dans le répertoire du bal musette et elle a donné naissance à la java, une bien belle enfant.

La mazurka a été remise au goût du jour au moment de la renaissance folk des années 70.  J’ai pratiqué les danses occitanes dans ces années là, je peux donc vous en parler. Voici une mazurka de cette époque, la Mazurka de Lapleau par le groupe La Bamboche. Tant que j’y suis et parce que l’occasion ne se représentera pas de sitôt, je vous mets une mazurka roots de Xavier Vidal, cet infatigable apôtre de la musique traditionnelle occitane.

De manière inattendue pour moi, j’ai retrouvé la mazurka dans les danses du carnaval guyanais, sous le nom de « mazouk ». Je peux vous en parler, je l’ai dansée d’assez près. Voici le Piké Djouk  des Mécènes. Sartre aurait pu dire que la mazouk, c’est comme les bananes, c’est meilleur sur place.

Et qui aurait cru que Brassens ait cette drôle d’idée de composer une mazurka sur un poème de Villon ? Voici la Ballade des Dames du Temps Jadis, vraiment une très belle chose. Mais qui sommes nous ici-bas pour porter un jugement sur Brassens, même en bien ?

Et le premier disque de musique classique que j’ai acheté, ce sont les mazurkas de Chopin.  Ce sont mes premières émotions dans le genre, je peux vous en parler aussi. Et justement vous pourrez entendre des mazurkas de Chopin dans le cadre du festival Piano aux Jacobins, nous y voilà enfin. Le 7 septembre, quelques mazurkas sont en effet au programme du récital de Christian Zacharias. En voilà une.

Le festival se déroulera du 6 au 28 septembre. Le programme complet est ici. Pour en savoir un peu plus, je vous renvoie à l’article de Michel Grialou et à celui de Serge Chauzy.

Je vous signale également le concert de Bertrand Chamayou, ce pianiste toulousain qui vient d’enregistrer une intégrale Ravel. Mais je ne crois pas qu’il reste des places. Il a tenu la vedette à l’occasion des dernières Victoires de la Musique qui se sont cette année déroulées à la Halle aux Grains.

Mettons maintenant des bretelles à notre piano et ça nous fait un accordéon pour aller à Tulle assister du 15 au 18 septembre au festival Nuits de Nacre consacré à cet instrument. Le programme de cette année fait la part belle au duo Peirani / Parisien qui joueront le 16 septembre et que l’on ne présente plus. On les a encore vus ce printemps à la salle Nougaro, le grand Vincent à l’accordéon et le petit Emile au saxophone soprano, un feu follet au lyrisme échevelé.

Nuits de Nacre.png

L’autre tête d’affiche invitée est Roland Romanelli. Cet accordéoniste à la longue et prolifique carrière est connu en particulier pour avoir accompagné Barbara pendant plus de 15 ans. Il se trouve que Marcel Azzola était l’artiste invité de l’an passé. Voici donc pour vous la java de concert composée par Chopin, jouée en duo par Romanelli et Azzola et tirée du film Le Bal d’Ettore Scola.

Les hommes ne se souviennent jamais des dates des anniversaires, c’est bien connu. Vous le saviez, vous, qu’on célèbre cette année le double anniversaire  du Canal du Midi, les 350 ans de l’édit de son creusement et les 20 ans de son classement au patrimoine mondial de l’Unesco ? Je vous renvoie ici au programme complet. Prochaines manifestations :
– Du 23 août au 18 septembre, vous pourrez voir au square Charles de Gaulle l’exposition intéressante “12 visages du canal du midi à Toulouse”. Les Archives municipales ont choisi 12 photos pour découvrir sa richesse historique et patrimoniale souvent méconnue, révélant 12 lieux symboliques de cet ouvrage.
Visages du Canal du Midi.png
– Le mardi 13 sept à 20h30 au Cosmo ex Utopia, projection du documentaire 136 tonnes d’histoire avec une rencontre avec Jean Marc Samuel, qui veut relancer le transport fluvial sur le canal.
– Les 17 et 18 septembre, Canal en fête au Port Saint Sauveur, dans le cadre des journées du patrimoine.

Enfin, l’art contemporain peut nous réserver de bonnes surprises. Ne manquez pas l’exposition de Chantal Fochesato, à la Caisse d’Epargne de la rue du Languedoc, jusqu’au 10 septembre. C’est gratuit et c’est magnifique. On y voit d’abord un bel ensemble de manteaux rigoureusement immettables, même si Desigual est déjà passé par là. On y voit encore une série de dessins délicatement brodés / cousus sur du papier de soie et qui n’en sont pas moins dérangeants. Et enfin on entre dans une pièce toute noire avec une lampe électrique qui nous révèle une collection de portraits réalisés avec des fils multicolores et des perles. On éprouve alors la sensation d’une apparition surnaturelle qui scintille au fond d’une grotte. Plus besoin d’aller à Lourdes. Faites quand même attention à ne pas attraper la foi.

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