28 novembre 2016

La Russie de Poutine, on ne l’aime pas beaucoup, elle est trop à droite. Autrefois on n’aimait pas davantage la Russie des Soviets, elle était trop à gauche. Les Russes, on leur souhaiterait un juste milieu, un genre de social-libéralisme ni de gauche, ni de droite. Ne pourrait-on pas leur faire plaisir en leur envoyant dans quelques mois quelques candidats Made in France qui seraient restés sur le carreau de notre présidentielle ?

Et pourtant la coopération spatiale franco-russe résiste vaillamment aux changements de régimes depuis maintenant 50 ans pile. La Cité de l’Espace célèbre cet anniversaire du 1° au 5 décembre. Au programme : exposition de matériel, films et rencontres le 5 décembre de 16h à 18h avec les acteurs et témoins directs de cette coopération.

Cette coopération est surtout connue du grand public du fait que les Russes envoient nos cosmonautes en orbite, depuis Jean Louis Chrétien en 1982 jusqu’au plus récent Thomas Pesquet. Rigolons avec  cette blague sur les Albanais, très fiers de coopérer avec les Russes pour envoyer un chien dans l’espace, les Albanais fournissant le chien et les Russes la fusée. Mais cette coopération ne se réduit pas à envoyer des hommes en orbite. Vous trouverez à la Cité de l’Espace des témoignages portant sur d’autres domaines, comme celui de l’exploration de Vénus ou de Mars. J’ai eu l’occasion de travailler avec les Russes dans leurs années soviétiques. Déjà à l’époque, la fréquentation des Russes était au choix considérée comme une liaison dangereuse au milieu des espions ou bien comme une contribution à l’amitié entre les peuples. Je vous en ai ramené cette carte postale, elle aura mis un peu de temps pour vous arriver :

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Si vous aimez vous tenir au courant de l’actualité spatiale, je vous recommande l’excellent blog de Gédéon, parfaitement documenté. Il nous donne par exemple des informations très précises sur le récent échec de la descente de la sonde européenne Schiaparelli sur la planète Mars. Même raté, c’est assez bluffant …

Et tant que je suis dans l’espace, je vous passe ce lien qui vous montrera une manif insolite où des gens protestent contre le fait que l’on puisse rétrograder Pluton dans la catégorie des “planètes naines” : Pluto is a planet protest. On voit que les idées de manifs n’ont pas de limites.

Sur une autre planète encore, Anne Lefèvre et le théâtre du Vent des Signes, je vous en avais parlé dans ma lettre du 26 septembre. Cette équipe organise du 6 au 18 décembre le festival FIMM [+] Festival Insolite Musique & Mots [et + si affinités]. Dans le programme, j’ai relevé le spectacle que donnera Anne Lefèvre d’après Ecrire de Marguerite Duras le mardi 6 à 19h30 à la Cave Poésie.

Je sais que j’ai au moins un lecteur qui n’aime au théâtre que Labiche et Feydeau. Il prétend que ce qu’il aime là dedans, ce sont les histoires de placards, probablement à la suite d’une expérience personnelle. Le Théâtre du Pavé programme du 29 novembre au 3 décembre une pièce de Labiche intitulée La perle de la Canebière. On nous promet que « ce n’est que du rire ». 

Le Mandala Bouge continue son œuvre pédagogique avec ses Leçons de Jazz.  La prochaine aura lieu le 29 novembre à la Cave Poésie et sera consacrée à Miles Davis avec Nicolas Gardel comme professeur. Voici le très beau ‘Round Midnight

On ne sait pas toujours quoi faire un dimanche en fin d’après midi. Le dimanche 4 décembre à 18h30, essayez Les Cantates Sans Filet dans l’église Saint Exupère, proche du Sorano. Michel Brun, le directeur du festival Passe ton Bach, porte avec l’Ensemble Baroque de Toulouse le projet un peu fou de jouer la totalité des 200 cantates de Bach sur 25 ans à raison de 5 cantates par an. Ils en sont déjà à 70 cantates jouées depuis 2007. Les séances suivantes auront lieu les 22 janvier, 12 mars et 14 mai. Et l’église Saint Exupère est très jolie dans son style baroque.

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Un concert recommandé par un copain : l’orchestre d’harmonie H2O jouera le 5 décembre à 21h, entrée libre, dans l’auditorium de l’Université Paul Sabatier. De l’histoire sombre de la seconde guerre mondiale aux rythmes entrainants d’une danse aux couleurs cubaines en passant par l’incontournable « Oblivion » d’Astor Piazzola, l’orchestre vous fera voyager grâce aux sonorités et à la prestance de ces pièces originales. Je les ai déjà vus dans « Mario  Bross  and friends » jouer la musique des jeux vidéos, c’était une super idée.

Yves Le Pestipon poursuit  sa formule des Classiques au Détail. Le lundi 5 décembre à 17h, dans la librairie Ombres Blanches, il nous parlera de Choderlos de Laclos et de ses Liaisons dangereuses. Un classique absolu de la littérature. Comme vous le savez, les liaisons dangereuses finissent mal en général.

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21 novembre 2016

Il y a peut être parmi vous des optimistes qui espèrent voir l’année 2666, vous n’avez plus que 649 ans à attendre. Sinon vous pouvez lire 2666, le roman de l’écrivain chilien Roberto Bolano, mais le roman fait quand même 1353 pages, avec quelques longueurs parait-il. La façon la plus rapide finalement de savoir à quoi ressemblera 2666 reste encore d’aller au TNT voir la pièce du même nom mise en scène par Julien Gosselin, elle ne dure que 12 heures.

Après son triomphe au festival d’Avignon, cette pièce exceptionnelle débarque à Toulouse du 28 novembre au 6 décembre :

Julien Gosselin : Je veux que le spectacle qui naitra de cette adaptation soit pour le spectateur ce qu’il est pour le lecteur, énorme, infini, jouissif, pénible parfois.

L’intégrale de la pièce sera donnée pour les plus courageux le samedi 26 novembre et le dimanche 4 décembre, les autres peuvent aller la voir en trois séances de chacune 3h30. Une rencontre avec Julien Gosselin et Robert Amutio traducteur du roman aura lieu le 5 décembre à 18h.

 

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Voici une proposition alternative, plus raisonnable dans sa durée, avec la pièce « Bovary » de Tiago Rodrigues du 24 novembre au 3 décembre au Théâtre Garonne. Bovary est bien entendu l’autre moi même de Flaubert. La pièce mêle comptes rendus du procès qui a été fait à Flaubert pour outrage à la morale et aux bonnes mœurs, extraits de la correspondance et passages du livre. Normalement, vous avez déjà lu le livre. La Correspondance de Flaubert est un chef d’œuvre du genre. On y trouve des jolis mots comme «gamahucher» que je ne connaissais pas avant de l’avoir lu. Quant à subir un procès pour outrage à la morale, c’est bon signe en général, au moins pour un écrivain.

Et encore une dernière proposition théâtrale, plus modeste : dans le cadre de son cycle «formes brèves», le Groupe Merci crée Programme au Pavillon Mazar du 22 au 26 novembre 2016 à 20h30. Le pavillon Mazar se trouve dans le quartier de la Bourse, je l’ai découvert à l’occasion des journées du Patrimoine. Ancien atelier textile désaffecté, ce lieu est occupé par le Groupe Merci emmené par Solange Oswald. Après 20 ans d’animation de ce «laboratoire pour formes nouvelles» le Groupe Merci est aujourd’hui menacé d’expulsion. Ils ont besoin de soutien. Je dois dire que leur texte de présentation me fait un peu peur avec ses tics de langage moderniste : Vous entendrez nommer des objets, des espaces, et des portes aussi comme ces arcanes des jeux virtuels de l’hyper-modernité. Tout un parcours !

 

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J’ai une grande affection pour ceux qui ramènent des carnets de voyage de leurs pérégrinations exotiques. Il existe des occasions de rencontrer ces voyageurs à l’ancienne, comme par exemple le rendez vous du carnet de voyage qui vient de se tenir la semaine dernière à Clermont Ferrand. Et aussi comme le festival Terres d’ailleurs qui aura lieu du 23 au 27 novembre à Toulouse dans le hall du Muséum. Ce festival organisé par Délire d’Encre nous présentera carnets de voyage et autres témoignages d’une centaine de jeunes voyageurs. J’y suis allé l’an passé, j’y ai vu de belles choses. Voici une aquarelle de Stéphanie Ledoux :

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Une série de  concerts à signaler pour la semaine qui vient :

  • Le 22 novembre, Katerine à Odyssud
  • Le 23 novembre, Roberto Fonseca au Phare
  • Le 23 novembre encore, au Bikini à partir de 19h, l’agence Mathpromo fête ses 10 ans avec un triple concert des musiciens de son catalogue, dont la “bombe cariocaFlavia Coelho. Voyez ici ce qu’en dit l’excellent Greg Lamazères.
  • Le 25 novembre, Las Bertitas, un (bon) groupe de polyphonies du monde à la Candela, la salle de la Grande rue Saint Nicolas
  • Le 1° décembre, le Tigre des Platanes chez Samba Résille, rue Roquelaine. Le groupe de Marc Démereau, autrefois tourné vers la musique éthiopienne, revient avec de nouvelles compositions.

L’association Asso Sciences nous propose régulièrement, dans la salle du Sénéchal, des conférences scientifiques, gratuites et ouvertes à tous. J’y ai vu récemment une conférence du philosophe Yves Michaud sur le contrat social, instructive. La prochaine conférence aura lieu le lundi 28 novembre à 19h. Elle sera donnée par le climatologue Gilles Ramstein et nous fera voyager à travers les «les climats de la terre ». Je vous fais passer pour cette occasion un lien vers une conférence sur le thème du réchauffement climatique donnée par François-Marie Bréon, un de nos meilleurs experts de la chose. Un bon moyen de ne pas dire des bêtises si vous avez l’intention de vous lancer dans la politique, ça peut porter tort.

14 novembre 2016

Que la télé puisse être considérée comme le 8° art, il faut ne pas la regarder pour le croire. Les dix meilleures audiences de tous les temps de la télé considérée comme un art, c’est la finale de l’Euro 2000 pour la première, avec 21 millions de spectateurs, encore du foot pour les 8 suivantes et enfin à la dixième place, Patrick Sébastien avec 17 millions. Il est vrai que je préfère souvent regarder un France-Suède, surtout quand on le gagne, qu’une pièce de théâtre, surtout en alexandrins.

Juste après la télé, dans la hiérarchie des arts, il y a la Bande Dessinée en 9° position. Le festival de BD de Colomiers aura lieu les 18, 19 et 20 novembre. Le festival met en avant une cinquantaine de maisons d’éditions indépendantes et une centaine d’auteurs qui vont avec. Ces éditeurs ne se trouvent pas en tête de gondole, même dans les bonnes librairies, mais ce sont eux qui nous proposent les objets les plus singuliers, les curiosités les plus stimulantes. On peut déambuler pendant des heures au milieu des stands et des expositions remarquablement scénographiées par le studio Ad Marginem. Les auteurs invités de cette année ne sont pas très connus mais on peut faire confiance aux organisateurs pour nous proposer de belles découvertes. On y retrouvera en particulier comme chaque année les jeunes graphistes toulousains du collectif Indélébile. Et des fresques réalisées par 100taur, à qui l’on doit cette peinture murale visible au Muséum :

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et par Fräneck,  récemment exposé à l’espace Croix Baragnon et à Bellegarde :

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Et une exposition personnelle pour Junie Briffaz, qui a fait parler d’elle depuis qu’on a vu ses minuscules guerrières exposées à la Maison Blanche. Une sympathisante des accordéons puisqu’elle a fait l’affiche de la prochaine Accordéonistade du 8 décembre.

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Le festival Peuples et Musiques au Cinéma aura également lieu du 18 au 20 novembre. Ce festival vous emmène loin sans bouger : loin dans l’espace, loin dans le temps et loin dans l’étude des musiques et des peuples. Cette année, visions de l’océan Indien, le Cap-Vert, la Louisiane, le Bengale, le Baloutchistan, la Guadeloupe, la Méditerranée, Bamako et l’Aveyron. Ce festival peut vous faire économiser pour toute une année les frais et les fatigues des voyages pour de vrai.

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L’affiche met cette année en avant la musique cajun de Louisiane, avec une photo du musicien Bee Fontenot. Cette photo illustre également la couverture du disque Les Haricots sont pas salés, un disque culte pour qui s’intéresse à cette musique si attachante. La musique de ce disque est celle du documentaire Dedans le sud de la Louisiane qui sera présenté le 19 novembre à 18h par son auteur Jean Pierre Bruneau. A ne pas rater donc pour tous les amateurs de musique cajun, dont je fais partie. Et voici Pain de maïs un morceau de Bee Fontenot, pour vous donner une idée de la chose.

Le 18 novembre, le guitariste Freddy Koella, parfumé de la gloire de Bob Dylan pour avoir joué avec lui, accompagnera en musique le film muet Man of Aran de Robert Flaherty. 

Le festival Occitania se termine et il me reste deux rendez vous à vous signaler : le jeudi 17 novembre à 12h30 salle du Sénéchal sera projeté le film Musique & Occitanie. Ce documentaire réalisé à partir d’archives de l’INA retrace l’aventure de la musique occitane, avec des figures emblématiques comme Claude Marti et Perlimpinpin Folc. Si vous avez vécu cette période, vous risquez de croiser dans l’assistance quelques mal-élevés qui feront semblant de ne pas vous reconnaitre. Le mieux sera de les ignorer aussi.

Pour les afficionados, je signale le livre Musiques Occitanes récemment paru aux éditions Le Mot et le Reste, intéressant pour ses chroniques de disques.

En clôture du festival, le dimanche 20 novembre à 14h30 à la cinémathèque, projection d’un film sur Renat Jurié, suivi d’un débat sur le thème de l’écologie et de la pluralité. Renat Jurié est un personnage de cette musique occitane, à l’origine avec Claude Sicre du groupe Riga Riga. Il vit maintenant dans l’Aveyron et on peut imaginer cette personnalité radicale labourer avec ses bœufs en leur parlant occitan.

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En digne héritier de cette époque, Rémy Geffroy jouera de son accordéon les 15 et 16 novembre au Bijou

Encore quatre rendez vous remarquables pour finir :

Le 16 novembre, dans la salle Nougaro, Didier Labbé en hommage à Hermeto Pascoal. Figurez vous que j’ai déjà vu Hermeto Pascoal sur scène, et je confirme qu’il mérite bien qu’on lui rende hommage.

Le 17 novembre Un Poco Loco & Chromb ! dans la Salle Bleue rue Croix Baragnon. Un Poco Loco fait référence au morceau de Bud Powell et Chromb ! se réclame lui de Soft Machine, ils nous prennent donc par les sentiments. Voici le morceau Un Poco Loco, originaire de ces Etats Unis à qui ce titre va si bien cette semaine.

Ce même  17 novembre, le Mandala Bouge présente Brutla Q au Samba Résille 38 rue Roquelaine : Une approche atypique du bal populaire par des musiciens qui partagent tous cette double culture de l’improvisation et des musiques à danser. La danse ne fait pas toujours bon ménage avec l’improvisation.

Et le 17 novembre encore, à 19h30 au Centre Culturel Bellegarde, Sylvie Maury consacrera une de ses lectures musicales à Brigitte Fontaine. Brigitte Fontaine dont on nous dit qu’elle devrait sortir bientôt un nouveau disque. Enfin une bonne nouvelle pour cette triste semaine. So long, Leonard

 

 

7 novembre 2016

“L’homme est bien insensé : il ne saurait forger un ciron et forge des dieux à la douzaine”. Pour bien comprendre cette profonde observation de Montaigne, il faut savoir que le ciron est une espèce d’acarien que l’on peut voir à l’œil nu. Et jusqu’à la mise au point des premiers microscopes un siècle plus tard, cette bestiole était considérée comme le plus petit animal connu.

Mais Montaigne ne connaissait peut être pas encore ces hommes ingénieux, capables de forger des créatures à qui ils donnent la vie en les manipulant. Les marionnettistes, car ce sont eux, réussissent à nous faire ressentir des sentiments d’empathie inattendus pour leurs créatures. Elles sont assez souvent humbles et modestes et elles doivent comme nous se démener pour vivre leur vie du mieux qu’elles peuvent. Ces pauvres bougres de rien du tout peuvent nous toucher aussi profondément que le faisait Charlot.

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Le festival Marionnettissimo aura lieu du 15 au 20 novembre. Il nous propose 17 spectacles “autour de la vieillesse et de la mort tout en restant joyeux”. Et malgré cette thématique difficile, tout fait envie à la lecture du programme,. Si vous avez du mal à vous décider, vous pouvez toujours taper dans leur rubrique “Fabriqué en France”.

 Restons encore un moment en compagnie des pauvres bougres, avec deux films remarquables :

Le premier est un film d’animation, dans la même famille donc que celle des marionnettes. Vous avez forcément entendu parler de Ma Vie de Courgette, vous l’avez peut être déjà vu. Les critiques sur ce film sont unanimement élogieuses. Et vous n’avez pas besoin de vous faire accompagner par des enfants pour aimer ce film.

Le second s’appelle Willy 1°. Je serais passé à côté s’il n’avait pas obtenu à la fois le prix du jury et le prix du public au dernier festival Fifigrot de Toulouse. C’est l’histoire d’un gars un peu débilot, la cinquantaine, qui se décide, à la mort de son jumeau, à vouloir enfin vivre sa vie à lui. Sans aucun doute un film dans l’esprit grolandais de par son attention pour les petites gens, mais on n’y trouvera pas l’humour de Groland comme on se le figure. Comme pour Ma vie de Courgette, l’histoire n’est pas rose du tout, elle est même sombre et éprouvante, mais les rayons de soleil qui percent à travers les nuages noirs sont les plus beaux. Et on en sort absolument touché par cette humanité bouleversante.

Quatre autres rendez-vous intéressants :

Samedi 12 novembre à 20h30 au Théâtre du Hangar, Claire Bergerault (voix & accordéon) et Will Guthrie (batterie & percussions), organisé par Un Pavé dans le Jazz. Donc un concert probablement assez singulier.

Mercredi 9 novembre, à 8h30, recontre avec Baptiste Ostré dans le cadre des Réveils Créatifs (il faut s’inscrire sur leur site). Baptiste Ostré est le directeur de Clutch, ce mensuel gratuit d’informations culturelles, qui fait un super boulot depuis quelques années pour nous faire découvrir une vie culturelle filtrée de toute ringardise. Inévitablement, ils aiment un peu trop les musiques avec des mots anglais, mais nobody’s perfect.

Mardi 8 novembre à 19h dans la librairie Terra Nova, rencontre avec Yves Dupont pour son livre Le sacrifice des paysans – Une catastrophe sociale et anthropologique. Michel Serres le constate : Le premier changement qui me parait le plus important dans le siècle qui précède, c’est le fait que nous étions 79% de paysans et aujourd’hui 1,1% seulement. Nous étions des paysans depuis le Néolithique et nous ne le sommes plus du tout. Il y  a là une transformation qu’on a en quelque sorte oubliée, mais qui est probablement un des plus profondes de notre société. 

Si vous aimez les paysans, vous pouvez aussi aller voir les belles photos de Arnaud Chochon exposées jusqu’à fin novembre dans le bar Le Cactus, sur le thème de la transmission et des racines. Comme il parait que nous avons tous un ancêtre paysan, vous auriez peut être pu comme moi figurer sur une de ces photos.

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Nadia Von Foutre expose du 29 octobre au 26 novembre à Mix’Art Myrys au 12 rue Ferdinand Lassalle. Le vernissage aura lieu le 18 novembre à 20h. Nadia est une jeune graphiste de la région, elle gravite dans la galaxie du collectif Indélébile, son travail a été récemment exposé au Centre Culturel Desbals, sous le patronyme de Nadia Ehrmann, davantage sortable que celui de Nadia Von Foutre, qui révèle quand même son intérêt pour les sujets à caractère sexuel. Nadia m’a l’air d’être une de ces filles qui n’ont pas froid aux yeux et qui fument, crénom de nom.

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