16 janvier 2017

Dans le domaine culturel, comme dans celui du foot, il est courant de se plaindre d’un parisianisme excessif. Le dernier numéro de Beaux Arts Magazine dresse par exemple la liste des 60 expositions à ne pas rater en 2017. Les deux tiers des expositions françaises mentionnées sont situées en région parisienne et pas une seule dans la région toulousaine. C’en est presque vexant. Mais ne tombons pas dans cette querelle de clocher, elle est stérile. Surtout que si l’on ne veut pas du centralisme Jacobin, il faut alors que l’on soit Girondin. Et les Girondins, non merci, surtout s’ils sont de Bordeaux.

Il y a pourtant en ce moment, et jusqu’au 17 avril, une jolie exposition aux Augustins, intitulée « Fenêtres sur cours ». Sur le thème des cours intérieures, le musée réunit quatre-vingt-dix peintures du XVIe au XXe siècle sans exclusivité d’école ou de mouvement artistique. Certaines périodes bénéficieront d’un éclairage particulier : le XVIIe siècle nordique pour les cours de tavernes, de maisons ou de palais fantasmagoriques ; les peintres d’architecture italiens du XVIIIe siècle ; le XIXe siècle français pour les cloîtres reconstitués à la troubadour ou laissés à l’état de ruines, le goût néo-grec et ses atriums, les réalismes et leur regard chirurgical porté sur la misère urbaine ; l’orientalisme avec son appétence pour les patios ainsi que l’impressionnisme dans sa captation du plein air ; le XXe siècle enfin avec des visions décalées ou poétiques de ce lieu de toutes les mélancolies.

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Le titre de cette exposition sonne comme une promesse de vision indiscrète sur l’intimité des espaces fermés. On peut fureter dans ces images et y découvrir des trésors d’humanité ancienne. Chacun de ces tableaux ou presque nous raconte une histoire. Désertes ou peuplées, ces cours sont une exploration poétique entre paysage, architecture réelle ou imaginée, grande et petites histoire(s) qui parlent essentiellement de l’humain.

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Comme moi, vous ne saviez peut être pas qu’il existe un second cloître aux Augustins ? Il a fallu que j’en voie la peinture pour que je me rende compte de son existence. Il est pourtant facilement accessible.

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Jacobin ou pas, personne ne peut contester que Toulouse reste l’une des capitales terrestres de l’Espace.  En partenariat avec le CNES et la Cité de l’espace, la cinémathèque propose trois films sur le thème de l’Odyssée de l’Espace. Le premier sera programmé le 18 janvier, c’est un film danois et muet, il s’appelle Le vaisseau du ciel. Réalisé trois ans après le début de la Première Guerre mondiale, Le Vaisseau du ciel tentait l’insensé pari de raisonner les peuples. À bord du vaisseau Excelsior, le professeur Planetaros et son équipage entament un long périple jusqu’à la planète Mars. Sur place, ils découvrent une communauté de martiens pacifistes et végétariens. La fille du leader martien accepte de les accompagner sur Terre afin de délivrer un message de paix. Si je comprends bien, le film date d’il y a cent ans et les Martiens étaient alors végétariens. Peut être une explication à leur disparition ? La séance sera suivie d’un échange avec Philippe Laudet, chef de projet au CNES pour un sismographe destiné à être déposé sur Mars. Ce même Philippe Laudet est connu des lecteurs attentifs de la Vie en rose pour ses talents de trompettiste et de musicien de jazz.

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Toujours dans cette thématique des hommes verts, Robinson Crusoé sur Mars sera programmé le 22 février et Total Recall le 29 mars.

Pour les amateurs de clarinette, je signale le concert qui aura lieu le 16 janvier à Saint Pierre des Cuisines. Au programme, deux quintettes fameux du répertoire pour clarinette et cordes, par des musiciens de l’Orchestre National du Capitole : Brahms opus 115 et Weber. Déjà programmé l’an passé, c’est magnifique.

Le Taquin lance une formule où un trio de base accompagne chaque soir un soliste différent. Le trio composé de Julien Duthu, Ton Ton Salut et Laurent Fickelson, accueillera Eric Barret (le 18 à 21h), Roland Baker (le 19), Samy Thiébault (les 20 et 21), Julien Alour (le 21) et Géraldine Laurent (le 22 à 18h).  Ambiance Blue Note et grande époque des clubs de jazz.

Le 19 janvier à 20h30, le groupe de jazz Initiative H fêtera ses cinq ans d’existence au Rex de l’avenue Honoré Serres. En invité spécial, Emile Parisien himself.

Thomas Fersen les 17 et 18 janvier à la salle Nougaro. Peut être pas martien, mais lunaire en tout cas.

 

 

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2 commentaires sur “16 janvier 2017

  1. Merci Michel, l’expo m’attire beaucoup. ….le concert à St Pierre des Cuisines aussi. …l’idée du trio avec différents solistes paraît aussi très intéressante. …
    À voir….je te souhaite plein de bonnes choses pour cette nouvelle année. BISES !!

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