27 février 2017

Titus se préparait à devenir empereur romain et il voulait épouser Bérénice, la reine de Palestine. Mais Bérénice était étrangère et la loi romaine interdisait à un empereur d’épouser une étrangère. Pour pouvoir monter sur le trône, Titus a alors eu le courage de se séparer de cette femme qu’il aimait, avec cette raison de l’ancien temps :

 Maintiendrai-je des lois que je ne puis garder ?

Cette affaire Bérénice, ou Bérénicegate comme on l’appellerait de nos jours, a inspiré à Racine une de ses plus belles tragédies. Bérénice fait deux apparitions dans notre actualité toulousaine.

La première passe par le film Le goût des autres, que vous connaissez sûrement. Dans ce film, Bacri prend des cours particuliers avec une prof d’anglais, qui est aussi comédienne, et qui l’entraine au théâtre où elle joue Bérénice. Quand il se rend compte que la pièce est en alexandrins, il pousse un soupir qui en dit long sur son amour du théâtre … L’actrice qui jouait la prof d’anglais s’appelle Anne Alvaro.

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Vous pourrez retrouver Anne Alvaro en chair et en os dans la pièce Dans la Solitude des Champs de Coton de Bernard-Marie Koltès les 1, 2 et 3 mars, présentée hors les murs aux Abattoirs par le Sorano. Koltès au féminin. Koltès au delà des sexes. Koltès tutoyant le sublime. Nos deux héros-héroïnes jouent avec brio la partition des derniers hommes/ derniers dieux, fatigués de leur lutte de pouvoir et de survie. Le filtre du casque, la musique qui tournoie nous plongent dans un monde d’art abstrait où tout parait net, coupant – nous renvoyant à nous-mêmes, à notre propre abîme, à nos champs de coton, laissés en friche à jamais.

La seconde Bérénice est celle de Francis Azéma, seul acteur pour six personnages de la pièce. Cette Bérénice sera présentée au Pavé du 28 février au 11 mars. Une partition à une voix, celle de Racine, pour six personnages en quête d’acteur.

Je vous signale la reprise au Grand Rond de la pièce Les temps difficiles (… pas pour tout le monde) du 28 février au 4 mars. Cette pièce a été donnée au Pavé l’an passé. Ecrite au lendemain de la crise de 1929, Les Temps difficiles est une pièce sur l’argent, son pouvoir sur les riches et les pauvres et sa capacité à corrompre les esprits. On voit donc que la crise ne date pas d’hier, elle est toujours d’actualité, et la pièce devrait donc avoir encore de beaux jours devant elle.

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“Pétronille et ses 120 petits”, “Le chien invisible”, “Blaise le poussin masqué”, … ces livres pour enfants de Claude Ponti, vos parents vous les ont lus, vous le lisez à vos enfants, et vos enfants à leur tour les liront aux leurs … Claude Ponti sera à Toulouse le 27 février à 18h30 pour le vernissage de l’exposition qui lui est consacrée jusqu’au 30 mars à la galerie Ingres, 68 boulevard de Strasbourg. Le lendemain 28 février, à 18h30, il sera à la librairie Ombres Blanches pour une rencontre et des dédidaces.

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Enfin, nous aurons la chance de pouvoir écouter à Toulouse les deux lauréats des Victoires de la Musique. Il s’agit d’une part de Jain, qui passe le 3 mars au Phare de Tournefeuille, une Toulousaine qui chante en anglais, cette courge. Et d’autre part de Renaud, qui passe le 17 mars au Zénith, avec peut être de nouvelles consignes de vote. A la réflexion, je ne sais pas si on peut parler de chance … mais il y en a qui les aiment beaucoup. Et en matière de goûts, je laisse le mot de la fin à Racine qui écrivait dans sa préface à Bérénice :

La principale règle est de toucher et de plaire. Toutes les autres ne sont faites que pour parvenir à cette première.

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20 février 2017

Dommage qu’on ne connaisse pas le nom de celui qui a inventé le vélo … On lui aurait élevé une statue au milieu d’un grand carrefour, un peu comme celle de Riquet en haut des allées Jean Jaurès. Le vélo a tout pour plaire. Le vélo est aujourd’hui devenu le meilleur ami de l’homme. Le mieux à faire, c’est d’adhérer tout de suite à l’association Vélo de Toulouse, c’est ici.

Parce qu’elle aime les piétons autant que les cyclistes, cette association a changé de nom pour devenir l’association 2P2R, comme « Deux Pieds, Deux Roues ». Organisée par 2P2R, la deuxième édition du festival « La Roue Tourne… » se tiendra le samedi 25 février 2017, de 10h à 21h30 à Roques sur Garonne. Sur le thème du « vélo pour tous », on y trouvera des projections de voyageurs de tous horizons autour de chez soi ou à l’autre bout du monde, des découvertes de carnets de voyage, des diaporamas, des expos photos et de matériel, des ateliers pour préparer son voyage, des animations pour adultes et enfants et des stands associatifs. Pour ceux de mes anciens collègues du Cnes qui prennent le temps de lire cette lettre, malgré la charge de travail qu’on leur connait, je leur renouvelle d’abord mes remerciements pour le vélo qu’ils m’ont offert, et ensuite je signale que notre ami Xavier Passot fera à 10h30 à la salle des fêtes un diaporama de son périple de 3000 km sur son beau vélo rouge Ferrari.

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Pour les plus courageux, un départ groupé à vélo est prévu à 8h30 place du Capitole. Vous pouvez aussi y aller discrètement en voiture.

Je profite de l’occasion pour signaler aux amateurs que les balades du dimanche reprennent leur cycle (quasi) hebdomadaire à partir du 26 mars.

Beaucoup de concerts et de sorties à signaler pour la semaine qui vient, dans les meilleures salles toulousaines :

– Au Taquin le 22 février, dans la série des Leçons de Jazz, Leïla Martial nous donnera une leçon de voix, acrobatique, insolite, extrême … La même le 24 au même endroit avec Baa Box quartet, dans la formule qu’on a vue cet automne dans le cadre de Jazz sur son 31.

– Blick Bassy à la Salle Nougaro, le 22 février. Le magazine Trad Mag a retenu Blick Bassy comme un des musiciens qui a marqué l’année 2016. Tout est parti d’une photo du bluesman Skip James. C’est elle qui a inspiré au chanteur venu du Cameroun un disque inclassable, cotonneux, zébré d’éclats d’harmonica et de mélodies imparables. Il a aussi travaillé avec Mathieu Boogaerts, ce qui est bon signe. Voici I love You en duo.

Le duo Brotto – Lopez fait également partie de ceux qui ont marqué l’anée 2016 pour ce magazine. Mieux que ça, il leur a consacré la couverture du numéro de janvier. Les deux musiciens n’ont fait que confirmer leur ouverture d’esprit et leur capacité d’adaptation aux danseurs. 2017 rime avec “boule à facettes”. Le trio Brotto Lopez Raibaud se produira le 18 mars à 16h au Pavillon Blanc de Colomiers dans le cadre du festival Fous d’archet. Ce festival débutera le 24 février pour se prolonger jusqu’au 25 mars, avec un programme autour du violon traditionnel. Ne pas manquer si vous êtes amateurs de musique irlandaise, ou tout simplement amateurs de Guinness, la traditionnelle Nuit de la St Patrick, le 17 mars dans le hall Comminges de Colomiers.

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Dans la Salle Bleue de la rue Croix Baragnon le 23 février, Stabat Akish le groupe de jazz progressif amené par la contrebasse de Maxime Delporte dans une nouvelle création Armez les toboggans”.

Ce même jour, le 23 février à 21h, Samba résille, au 38 rue Roquelaine, accueillera Impérial Orphéon. Une occasion de découvrir la salle et ce groupe que je ne connais pas, mais qui me prend par les sentiments avec ses promesses de fanfare et d’accordéon.

Vendredi 24 février à 20h30 à l’Espace Bonnefoy, l’Orchestre de Poche dans son spectacle « Concerto grosso… ma non troppo« . L’Orchestre de Poche, je l’ai déjà vu au centre Desbals, il y a plus d’un an. Composé d’une dizaine de musiciens, il est emmené par Bruno Coffineau et son accordéon et qui est aussi le compositeur. Bruno Coffineau dirige également la chorale Le Cri du Choeur. Pour l’avoir vu dans ces deux avatars, je vous assure que le bonhomme est impressionnant de présence chaleureuse.

Au théâtre du Pavé, du 21 au 25, Animaux nocturnes, une pièce de Juan Mayorga, un dramaturge espagnol contemporain, mise en scène par Laurent Pérez. Petits et Grands, hommes et femmes, les quatre protagonistes de Animaux Nocturnes ont tous un secret à cacher, ont tous quelque chose d’inavouable. Et pour cela même, ils sont habitués à se méfier des autres. Chassé-croisé autour du mensonge, de la volonté de pouvoir et de la soumission nécessaire à son exercice, du désir aussi.

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– Le 25 à 20h30 et le 26 à 15h, Bekkrell à la Grainerie de Balma. Du cirque, avec des articles élogieux un peu partout dans les journaux.

– Le 23 à 20h45 à l’ABC, Magyd Cherfi nous présentera L’argent de la Vieille, le film de Comencini, chef d’œuvre absolu de la comédie italienne de la grande époque. Une riche américaine passe quelques semaines de vacances en Italie dans un village de pauvres. Elle a la passion du jeu de cartes. Elle trouve un partenaire local qui voit là un moyen de gagner facilement beaucoup d’argent. Mais il ne connaissait pas le paradoxe de Saint Petersbourg. Et vous non plus, peut être. Allez voir le film, vous verrez que jouer comporte des risques.

Le 25 février à 15 h au centre culturel des Minimes et aussi le 18 mars à 20h dans la nouvelle salle Saint Michel (métro Marcel Langer) « 1914, Germaine la femme et la guerre », l’histoire de la vie de Germaine de septembre 1914 jusqu’au retour en 1921 de son mari parti à la guerre. La pièce est montée et jouée par Marie-Jeanne Jarry, qui petite a connu Germaine et qu’un concours de circonstances a mise au contact de ses journaux intimes. Quand la petite histoire rencontre la grande. On en connait de ces histoires d’anonymes, affrontant leur quotidien prosaïque dans les temps de la guerre, ce sont souvent les meilleures. José Cabanis, l’écrivain qui a donné son nom à la médiathèque de Toulouse, nous disait : « Chaque créature, unique et incomparable, aurait mérité depuis que le monde existe de laisser son témoignage ; ce serait celui d’une vie, toujours pathétique, et riche, et imprévue, même pour les plus humbles et les plus méconnus. »

13 février 2017

Le grand André Minvielle dans le petit Chez ta Mère ?  Il est prévu pour le 29 mars à 20h, dans la salle du quartier Arnaud Bernard, pour Le Bo Vélo de Babel, un récital vocal’chimiste. Réserver, c’est prévoir, et prévoir, c’est déjà un peu gouverner. Mais les réservations ne sont pas encore ouvertes. Surveillez le site.

Et je vous conseille aussi de réserver pour Mathieu Boogaerts, qui passera le 17 mars à 20h30 au Rex de Toulouse. Mathieu Boogaerts a déjà 20 ans de carrière discrète et sept albums derrière lui. Son dernier est sorti cet automne, il s’appelle Promeneur, il est superbe. Voici la critique qu’en fait Pol De Groeve sur le site de Nos Enchanteurs. Mathieu Boogaerts est l’archétype de la délicatesse et de la sobriété. Il faut l’écouter plusieurs fois pour laisser le temps à ses mélodies sinueuses de s’insinuer insidieusement. Il n’élève pas sa voix, plate en apparence. Il se tient à l’écart de toute grandiloquence. Des paroles modestes, sans effet de manche. Des harmonies sans tapage. Un jeu de guitare avec un groove africain. Mathieu Boogaerts est un minimum complet pour Dick Annegarn. Ces deux là s’apprécient et ont collaboré à plusieurs reprises. Voici par exemple Rhapsode, une chanson formidable. Et Pourquoi pas, un morceau de son dernier album.

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Cette semaine de vacances est un peu creuse en spectacle vivant. Profitez en pour aller ce 17 février à la halle aux Grains écouter un programme de compositeurs français par l’orchestre du Capitole dirigé par Tugan Sokhiev. Le jeune pianiste Lucas Debargue, coqueluche de la critique, y interprètera le Concerto en sol de Ravel. Dans ce sommet du répertoire, le compositeur mêle des influences modernes (le jazz et la musique américaine) à une rigueur toute classique. Ce concerto date des années 30, et il compte aujourd’hui parmi les œuvres les plus jouées et les plus étudiées de Ravel. Il aurait peut être fallu réserver …

Ce samedi 18, Bernard Lara Trio au Resto Jazz de la rue Amélie. On nous annonce un triolisme entre Ginette et ses hommes. Mais savez vous qui est Ginette ?

Les Trois Mousquetaires, le livre d’Alexandre Dumas, je l’ai lu à l’âge de 14 ans, je devrais dire dévoré. Emmenez l’enfant que vous êtes resté à l’Escale de Tournefeuille. Le Grenier de Toulouse y donnera sa nouvelle pièce Les Trois Mousquetaires du 15 février jusqu’au 12 mars. Au moins deux bonnes raisons de s’y intéresser : Denis Rey y incarnera Richelieu, et qui d’autre peut le faire mieux que lui avec son allure d’ecclésiastique madré ? Et Stéphane Filloque, celui du génial Ma vie de Grenier de Carnage productions, y met en place les combats d’épées, peu académiques parait-il.

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Il faut que je vous dise quelques mots de la poétesse Fabienne Yvert. A l’initiative de la Cave Poésie qui l’invite pour toute la saison, des morceaux de son œuvre poétique seront exposés sur les panneaux publicitaires du 8 au 22 février. Parce qu’on ne voit pas tous les jours de la poésie en grand, gratuite, le jour, la nuit et pendant 15 jours, un peu partout dans la ville. Pour une fois que la publicité fait bon ménage avec la poésie …

Fabienne Yvert fait également l’objet d’une exposition jusqu’au 25 avril à la médiathèque Cabanis, Vous m’en direz des nouvelles, c’est le titre. Une rencontre avec la poétesse est prévue le 16 février à 18h.

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Souvent j’oublie d’être libre
On se bat pour le féminin d’écumoire
Le butin de mes promenades est inestimable
Mes sandales souffrent de vieillesse

La poésie de Fabienne Yvert, ce ne sont pas des rimes avec des mots qui ronflent. C’est une poésie du quotidien et des mots qui ne font semblant de rien. Elle possède l’art de mettre l’anodin en valeur. C’est elle qui en parle le mieux : Faire briller le banal comme une révélation. Montrer le minuscule avec abondance. Faire de la vie quotidienne un grand terrain de jeu.
Avec leur minimalisme, Mathieu Boogaerts comme Fabienne Yvert arrivent à nous faire aimer les riens du tout. Et je crois que nous ne sommes jamais assez des riens du tout.

6 février 2017

Le sanskrit est un peu le latin des bouddhistes. Cette langue ne m’a pas l’air plus facile que l’hébreu ou le chinois. Imaginez un pauvre bouddhiste tibétain qui a sué pour apprendre le sanskrit, et à qui on demande en plus d’apprendre le chinois, parce que c’est quand même la langue du pays. Pour peu qu’il soit secrètement juif par sa mère, il devra se coltiner l’hébreu par dessus le marché. Et quand il montera au ciel, s’il ne lui reste plus de la place que dans le paradis d’Allah où tout est en arabe, on le plaint. Il y a pire pourtant : je pense à ce paysan du Lot qui a parlé patois toute sa vie et qui se rend peut être compte une fois arrivé là haut que tout le monde parle anglais, comme presque partout maintenant. Je lui dis bon courage de tout mon cœur.

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En sanskrit, le mot « thangka » désigne une « chose que l’on déroule ». Les thangkas sont des rouleaux peints verticaux caractéristiques de la culture bouddhiste tibétaine. Le musée Dupuy présente jusqu’au 31 mai une exceptionnelle exposition de 24 thangkas anciens, intitulée « de Foudre et de Diamant ».

La première partie de cette exposition est constituée par des photographies de Matthieu Ricard, le plus célèbre bouddhiste de France. On y voit des images immédiatement spectaculaires par leur caractère exotique et par leurs couleurs éclatantes. Cet univers de montagnes, de fumées, de vêtements et de coiffes merveilleuses pourrait être celui d’un film de pure heroïc-fantasy, et pourtant cet univers est bien réel. On n’imagine pas en effet Matthieu Ricard retoucher ses photos avec Photoshop.

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La deuxième partie présente donc cette collection de thangkas tibétains, acquis par le musée Georges-Labit. Ces thangkas ont été à l’origine réalisés comme support de visualisation pour des pratiques de méditation spirituelle. C’est peut être donner de la confiture aux cochons de pauvres matérialistes pressés que nous sommes que de nous les dévoiler. Comme moi probablement, la plupart des visiteurs de cette exposition resteront éloignés d’une pénétration profonde de ces œuvres. A les regarder de près, ces peintures dégagent néanmoins une fascination peu commune. Et on est d’abord frappé par la qualité de composition, où les parties constituent le tout, et par la qualité de l’exécution, dans laquelle on trouve le savoir-faire virtuose de la main de l’artiste. A l’arrivée, de très beaux objets, qui suscitent immédiatement l’admiration.

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Les détails ne sont pas les moins intéressants, comme ici les représentations des étreintes :

Ou ici les représentations de créatures farouches qui peuvent aussi bien être des démons bienveillants :

Langue sauce piquante, le blog des correcteurs du Monde, nous apprend qu’à l’annonce de son trépas le soir du 20 décembre, le nom de Michèle Morgan ne disait rien à la dizaine de jeunes rédacteurs qui peuplait encore l’open space du Monde. Et il conclut en disant qu’il faut s’habituer à cette idée : les jeunes générations semblent avoir peu de goût pour les livres, les films, les évènements, les mots qui ont compté pour celles qui les ont précédées (avec une aversion particulière pour les films en noir et blanc). Et effectivement, j’avais bien remarqué que mes enfants n’aiment pas grand chose de ce qui me plait. Au fait, quelqu’un pourrait me dire qui était Michèle Morgan ?

Voici justement une série de films en noir et blanc programmés par la cinémathèque. Dans le cadre du cycle Kurosawa jusqu’au 15 mars :

le 7 à 21h, Dode’s Ka Den
le 8 à 16h30, Les bas-fonds
le 8 à 21h, Le château de l’araignée
le 11 à 19h, Entre le ciel et l’enfer
le 19 à 16h, Les 7 Samouraïs

Dans le cadre du cycle Fenêtres sur cour, le 4 mars à 17h, Le crime de Monsieur Lange de Jean Renoir, sorti en 1936 sur un scénario de Jacques Prévert. Pour François Truffaut « Voilà encore le cas, fréquent chez Renoir, d’un film qui, à force de vérité même, devient vite purement féerique… Monsieur Lange est de tous les films de Renoir, le plus spontané, le plus dense en miracles de jeu et de caméra, le plus chargé de vérité et de beauté pure, un film que nous dirions touché par la grâce. »

Les passionnés d’aéronautique ne rateront pas le cycle La piste des géants, d’après le nom du projet de reconversion culturelle du site de Montaudran. A signaler en particulier le 11 février à 21h, Seuls les anges ont des ailes de Howard Hawks, une histoire tragique de rédemption. Et plus proche de notre passé toulousain, le 10 à 21h, Au Grand Balcon de Henri Decoin, le 11 à 19h Courrier Sud de Pierre Billon et le 12 à 16h une projection des documents.audiovisuels de l’INA sur l’aventure de l’aéropostale.

Et plein d’autres merveilles de  films à découvrir. La cinémathèque me pousse à la positive attitude : je m’efforce de ne pas en voir les défauts et à ne regarder que ses nombreux bons côtés.

Le festival de films LGBT « des images aux mots » aura lieu du du 6 au 12 février. Et la Saint Valentin, c’est le 14 février. A cette occasion, la Cave Poésie nous propose Love me Tender, 24 h non-stop de lectures de lettres d’amour. Tous les amours sont libres et égaux entre eux.

Olivia Ruiz, en voilà une bonne chanteuse, qui plait à la fois aux jeunes et aux vieux, à la fois au grand public et à vous, qui êtes si difficiles pourtant. Olivia Ruiz passe au Bikini le 9 février. Elle vient de sortir un nouveau disque, avec cette chanson, idéale pour la Saint Valentin, Mon corps mon amour. 

Les 9 et 10 février, Lorenzo Naccarato Trio passe au Bijou. Le concert que ce trio a donné en juin dernier à Poucharamet est cité comme un des chocs de l’année 2016 par la revue Jazz Magazine.

Voici pour terminer un dessin extrait de l’excellent album « Revue de Presse » par Dutreix & Bletner.

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Au risque de subir le même sort que ces pauvres dessinateurs, je vous laisse méditer ce poème bouddhique de ma fabrication :

Le Bouddha boudiné d’Abou Dhabi bout du nez
Boudu, le Bouddha boude
Bouddha bouillu, Bouddha foutu