29 mai 2017

Accrochez-vous, la semaine commence avec Blaise Pascal. Pour mon fils de la semaine dernière, je précise que Blaise est le prénom, qu’il est mort depuis longtemps et qu’on ne sait toujours pas s’il a gagné son pari. Le lundi 29 mai à 17h30 à la librairie Ombres Blanches, Yves Le Pestipon nous présentera le « Mystère de Jésus », un extrait des « Pensées » de Pascal. Le Pestipon nous invitera à méditer cette méditation, en tentant de percevoir comment, parfois, « il faut s’arracher de ses plus proches et des plus intimes ». Cette lecture est destinée à nous préparer à  la « Passion selon saint Matthieu », qui sera jouée dimanche 4 juin, dans le cadre de « Passe ton Bach d’abord ».

Organisé par l’Ensemble Baroque de Toulouse, animé par Michel Brun, le festival « Passe ton Bach d’abord » aura lieu cette année les 2, 3 et 4 juin. Le festival toulousain le plus déjanté et le plus créatif qui soit célèbre sa première décennie. Ce long week-end annuel consacré au père de la musique occidentale rassemble depuis sa création les publics les plus divers autour de son œuvre et de ses nombreuses déclinaisons.

Œuvres jouées souvent sous des formes inattendues dans une trentaine de lieux de la ville (bars, églises, chapelle, théâtre, musée, cour d’hôtel particulier, jardins, librairie…) lors de courts concerts d’une demi-heure. Mélange des genres assumé et voulu par l’équipe du festival, des conférences, des lectures, des ateliers, de l’accordéon, du tuba, du flamenco, des musiques et danses traditionnelles, un « Bal Bach » dans les Jardins du Muséum à Borderouge, du « heavy vocal », la belle violoniste roumaine Clara Cernat et bien d’autres propositions où l’insolite côtoie la tradition dans des lieux parfois improbables qui donnent au passage l’occasion de redécouvrir la ville.

Avec une formule comparable à celle du Marathon des Mots, ce festival remporte un beau succès et réalise l’exploit, souvent tenté mais rarement réussi, de mettre la musique classique à la portée de tous. Il faut quand même dire que Bach est assez universel, même si sa musique a l’air de sortir d’une église et donne l’impression qu’il faut croire en Dieu pour l’aimer tout à fait. Dans un programme diversifié, j’ai évidemment relevé deux accordéonistes :

Michel Macias, qui ambitionne de nous faire danser Menuets, Sarabandes, Allemandes, Gigues, Courantes … le 3 juin à 20h  à Ombres Blanches & le 4 juin à 13h à l’Hôtel Dieu.

Gregory Daltin avec Sylvain Picard au tuba, le 3 juin à 16h à l’Hôtel Dieu et le 4 juin à 14 h dans l’église Saint Pierre des Chartreux.

Et bien sûr cette fameuse « Passion selon saint Matthieu », le 4 juin à 17h à la Halle aux Grains.

Passe ton Bach 2017

Faisons un break après le Bach. Avec peut être encore un bon accordéoniste du coin, Claude Delrieu qui accompagnera une lecture de Jean Pierre Borredon le 30 mai à 19h30 à la Cave Poésie ?

A la Cave Poésie toujours, les 2 et 3 juin à 20h30, le groupe Chunquituy, emmené par Jean Pierre Laffite, notre spécialiste des flûtes de roseau, pour une musique des hauts plateaux de Bolivie.

Un festival de musique africaine qui m’avait échappé jusque là, ça ne pouvait pas durer. Le festival Afriqu’à Muret aura lieu du 1° au 4 juin. Au programme : ateliers, danses africaines, contes, défilé de mode, concerts et soirées afro DJ. A cette occasion, le film « Félicité » de Alain Gomis sera projeté le jeudi 1° à 20h30 au cinéma le VEO de Muret. L’histoire d’une Mère Courage, chanteuse de bar à Kinshasa, dans une Afrique où il faut des miracles de débrouillardise pour s’en sortir à peu près. Recommandé à mes amis de Muret et même d’ailleurs.

Si vous n’aimez pas Bach, ni l’accordéon ni la musique africaine, vous pouvez peut être vous rabattre sur le Week End des Curiosités, les 2, 3 et 4 juin. Organisé par le Bikini, avec le genre de musique qui va avec.

« Gardarem lo Larzac », en voilà un beau slogan. C’est aussi le titre d’une exposition consacrée à cette célèbre lutte contre l’extension du camp du Larzac. L’exposition est visible à la Bibliothèque d’Etude et du Patrimoine de la rue du Périgord jusqu’au 9 septembre. Cette BEP est un superbe bâtiment Art Déco, construit par Montariol en 1935 et fera l’objet d’une visite guidée le 10 juin à 11h.

Tout le monde connait cette histoire extraordinaire du Larzac : une poignée de paysans aveyronnais, donc forcément un peu catholiques et de droite, a réussi à fédérer tout ce que le pays comptait de hippies, anarchistes, non-violents, occitanistes, écolos, … Autant de qualités que l’on pouvait d’ailleurs retrouver dans une seule et même personne. Et le plus étonnant, c’est qu’ils ont gagné à la fin. L’exposition, sans être spectaculaire, nous montre quand même pas mal de documents d’époque qui rappelleront de vieux souvenirs à ceux qui comme moi ont vécu tout ça d’un peu près. Encore un ancien combattant, vous vous dites. Hé ho, respectez s’il vous plait mes galons d’anti-militariste si durement gagnés.

Gardarem lo Larzac

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s