21 mai 2018

Pour ce qui est de mon nom, on dit Bach et pas Back, comme l’autre. J’ai passé ma vie à faire rectifier. Je partage cette servitude avec François Bayrou, qui doit sans arrêt arbitrer entre Beyrou, Baïrou ou Bèrou … et avec quelques autres modernes Sisyphe qui doivent inlassablement corriger les écarts de prononciation de leur nom. Il faut aussi que je me coltine tous les jeux de mots avec Bach quand arrive la saison du bac.

Et on commence donc par Réviser son Bach, avec ces séances gratuites dans la semaine :

– Le 26 mai à 19h, dans les Jardins du Muséum, concert avec Sylvain Picard, Grégory Daltin & Julien Martineau, le roi de la mandoline, dont la dernière prestation à Odyssud a fait l’objet d’un compte rendu dithyrambique par Hubert Stoecklin.

– Les 29, 30 et 31 mai au Grand Rond à l’heure de l’apéro, avec le pianiste Philippe Gelda

Julien Martineau

Julien Martineau

On continue avec le festival Passe Ton Bach qui se déroulera les 1, 2 et 3 juin. Vous en connaissez le principe, qui est un peu celui du Marathon des Mots : une centaine d’évènements assez courts, disséminés dans une trentaine de lieux, autour de la musique de Jean Sébastien Bach. Cette dixième édition a été intitulée « Flash Bach », car elle nous donnera l’occasion de pouvoir réentendre certains des artistes qui ont le plus marqué le festival dans les années écoulées et pouvoir écouter un concert dont tout le monde avait parlé et auquel on n’avait pu assister ! Un Parcours Flash Bach est d’ailleurs spécifiquement prévu dans le programme. A signaler également un Parcours Insolite, avec des musiciens assez baroques pour faire partie de la famille. Vous savez peut être que le terme baroque désignait une perle irrégulière et par extension tout ce qui est bizarre ou étrange, et à l’arrivée « un monde où tous les contraires seraient harmonieusement possibles ».

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Ouverture du festival le 2 juin à 14h avec la Caravane Baroque et clôture le 3 juin à 19h avec la Messe Brève jouée par l’Ensemble Baroque de Toulouse dirigé par Michel Brun. Les messes ne sont jamais assez brèves, à mon goût. Le concert sera précédé par le Jazz manouche de Krachta Valda et par la musique kletzmer de l’ Artichaud Trio.

Pour ceux qui n’aiment pas Bach, et il y en a, voici quelques concerts de substitution :

– Le 23 mai, au Metronum, le chanteur Barcella, présenté comme un enlumineur de mots, à la fois solaire et lunaire.  Il ne lui manque plus que d’être aussi jupitérien pour être parfait. A signaler Jacso avec Amestoy & Serge Lopez en première partie .

– Le 25 mai, toujours au Metronum, Gren Sémé et son maloya réunionnais, qu’on a vu l’an passé à Rio Loco.

– Le 26 mai, encore au Metronum, Initiative H, et ses pointures jazz amenées par David Hauchedry, en Release Party de leur 3° album « Broken Land ».

– Le 25 mai, le groupe de Jazz New Orléans Clarafond est programmé au French Pub de Tournefeuille pour la 4° fois. Profitez-en, ils sont encore abordables.

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– Enfin le Bijou accueillera Guillaume Farlay & Nicolas Jules les 30 & 31 mai dans le cadre de leur festival Lève ton Vers.

Vous connaissez peut être l’excellente librairie L’Autre Rive, avenue Etienne Billières quartier Saint Cyprien. Les 25 & 26 mai, cette librairie fêtera (déjà) ses dix ans d’existence. A signaler en particulier le 26 mai à 17h une lecture par Sylvie Maury & Mathieu Hornain des « Petits Chevaux de Tarquinia » de Marguerite Duras. J’ai gardé le souvenir que les personnages passent leur temps à discuter en buvant des Bitter Campari. Suivi à 19h30 par le spectacle de Olivier Jeannelle en solo « Au bout du comptoir, la mer », que j’ai vu au Grand Rond, je vous le recommande. Les mêmes Sylvie Maury & Mathieu Hornain donneront le 24 mai à 19h30 à Bellegarde une lecture des « Nouvelles » d’ Anton Tchekhov.

Dans le cadre du Week-End d’Art Contemporain WEACT, les gravures d’une dizaine d’artistes de l’association Estampadura seront exposées du 23 mai au 7 juin au Majorat de Villeneuve-Tolosane sous le titre « Camouflages ». Ouverture du mardi au samedi de 15h à 18h (05 62 20 77 10) et rencontre avec les artistes le dimanche 3 juin à 15h.

WEACT - Jacques Muron

Jacques Muron

De la danse enfin avec « What do you think ? » de Georges Appaix, du 23 au 26 mai au théâtre Garonne. Philosophe saltimbanque, Georges Appaix lance six danseurs à la poursuite de cette question : à quoi tu penses quand tu danses ?

Une question que l’on pourrait aussi poser aux danseurs de Forro. Dans la perspective d’une ouverture à la concurrence de la Vie en rose, vous aurez droit la semaine prochaine à un numéro spécial Printemps du Forro, écrit par un certain Jean Luc, qui a réussi à se faire un prénom.

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14 mai 2018

Au menu de cette semaine, il y a de la soupe aux poireaux. Avec une recette de Marguerite Duras : La soupe au poireau. On croit savoir la faire, elle parait si simple, et trop souvent on la néglige. Il faut qu’elle cuise entre quinze et vingt minutes et non pas deux heures – toutes les femmes françaises font trop cuire les légumes et les soupes… ». La recette est tirée du chapitre « La maison » de son livre « La vie matérielle », dans lequel elle suit le fil de son expérience intime qui la mènera à la mère, à l’enfance, à l’exil, aux rapports homme-femme, à l’éducation des enfants, à l’amitié, à la guerre, à l’écriture toujours … bref à une conception entière de la vie. Elle déploie la trame du quotidien jusqu’à en dégager une vision philosophique et politique.

Dans la pièce « La Cuisine de Marguerite », la comédienne Corinne Mariotto nous dit des extraits de ce livre, tout en préparant devant nous la fameuse soupe, qu’elle nous donne bien sûr à manger à la fin de la pièce. Au même titre que Marguerite Duras et que la soupe aux poireaux, ce spectacle est devenu un classique ; il tourne depuis plusieurs mois, on ne s’en lasse pas. Et comme la soupe, il est inratable. Interprété par Corinne Mariotto, avec Muriel Bénazéraf à la direction d’artiste, « La Cuisine de Marguerite » sera reprise au Grand Rond du 15 au 29 mai. Une devinette : saurez-vous trouver l’auteur et l’interprète de ce chef d’œuvre « Pan, pan, pan, poireaux pomm’ de terre », composé, paraît-il, pour faire la promotion de la soupe en sachet ? 

La cuisine de Marguerite 2

Après la soupe qui nous a fait grandir le corps, voici trois occasions de nous élever maintenant l’esprit, tout en sortant des sentiers battus :

La première occasion avec le festival Pint of Science, qui nous invite du 14 au 16 mai à rencontrer des scientifiques autour d’un verre pour évoquer leurs dernières recherches et découvertes. À Toulouse, ces rencontres auront lieu dans 8 cafés partenaires. Il n’y normalement pas de sélection pour entrer dans les bistrots, et c’est peut être pour ça qu’ils sont souvent plein d’étudiants. Mais attention, quand les bistrots deviennent des lieux de savoir, les places deviennent limitées et il faut réserver. Au programme des trois jours, un vingtaine de sujets sexy et alléchants, comme par exemple « Les sciences en quête de vérité », « Mémoire, délivre nous tes secrets », « Passé, qu’as tu à nous dire ? », « L’animal, un humain comme les autres ? » … Et évidemment, un sujet sur l’Intelligence Artificielle : « Supercalculateurs et IA, le futur est-il déjà là ? ». Cédric Villani nous dit qu’il n’y a rien d’intelligent dans l’IA.

Le cerveau est l'organe le plus important

La deuxième occasion avec le  festival L’histoire à venir, qui tiendra sa deuxième édition du 17 au 20 mai sur la thématique « Humain, non-humain ». Le 17 mai à 18h, à l’Hôtel de Département, ouverture du festival avec une conférence de Jean-Claude AmeisenSur les épaules de Darwin ») avec François-Xavier Fauvelle.  Dans un programme très riche, principalement constitué par des conférences et des rencontres, j’ai également relevé une rencontre avec Jacques Testart, le vendredi 18 mai à 18h au Théâtre Garonne, sur le thème « Transhumanisme et éthique de la science ». Biologiste de renommée internationale, Jacques Testart a été à l’origine des recherches ayant permis la naissance du premier bébé éprouvette. Lors de cette rencontre, il s’agit de revenir sur son expérience de chercheur, les enjeux posés aujourd’hui par la sélection humaine à partir des embryons, et ses travaux récents sur le transhumanisme. Il parlera également de son attachement aux conférences de citoyens et de l’association Sciences citoyennes.

La troisième occasion avec la Nuit européenne des musées, qui se tient le samedi 19 mai dans toute l’Europe. C’est normalement fait pour donner envie d’aller dans des musées à ceux qui n’y vont pas souvent. Au programme de Toulouse, on trouvera le Musée du Vieux-Toulouse qui propose à ses visiteurs de venir découvrir et entendre « La Toulousaino », écrit en 1845 par Lucien Mengaud et mis en musique par Louis Deffès. Un hymne à la Ville rose, qui est resté pendant longtemps une sorte de Marseillaise des Toulousains.  Dans le cadre magnifique de la cour de l’hôtel Dumay, la chorale des Mâles au Chœur de Tolosa nous fera entendre son répertoire de chants occitans et basques (concert à 20h30, répété à 21h30).

La Toulousaino

Le Musée de la Résistance qui organise, avec le concours de Linda Cazes et de son association « Lili Retro Treasures », un Défilé de Mode des années 1940 de 19h30 à 21h. Et encore le Musée Labit et sa « Nuit de Chine, Nuit magique ! » de 20h à 1h. Et le Musée Dupuy qui nous donne 4 rendez-vous avec la magie à 21h, 22h, 23h et minuit. Et le Musée des Augustins qui prêtera, de 19 h à 1h, ses murs majestueux à un jardin virtuel éphémère, délicatement lumineux et bruissant, créé par Juliette Virlet en collaboration avec Le Proyectarium.

Nuit des Musées - Augustins

L’association ARTO, celle qui organise le Festival de rue de Ramonville, propose également, de mai à novembre, une Saison itinérante de spectacles de rue sur Toulouse, Ramonville et d’autres communes du Sicoval (Intercommunalité du Sud-est toulousain). Le lancement de la saison aura lieu le 17 mai à 19h à Ramonville avec le spectacle « Regards en biais » par la Cie La Hurlante. Une déambulation sur les pas d’un fou. Jeudi 17 mai 19h Ramonville – Place Pablo Picasso – Gratuit – Tous publics à partir de 8 ans. Le spectacle sera suivi d’un apéritif.

Un rendez-vous notable le 16 mai au Taquin : le groupe Aquaserge, à l’interface entre la chanson française pop et le jazz. Ecoutez leur reprise de « Si tu t’en vas » de Léo Ferré.

Et enfin, pour ma Gersoise préférée, toujours curieuse de savoir comment je vais retomber sur mes pattes, je signale que Wally sera le 20 mai à Riscle. Une information peut être plus utile pour elle que celle de la recette de la soupe aux poireaux.

Réponse à la devinette : Auteur Boris Vian, compositeur Alain Goraguer, interprète Maurice Chevalier

 

7 mai 2018

Il y a ceux qui font de la photo, et il y a ceux qui font des photos. L’an passé, le festival de photo MAP nous avait montré des photos de famille. De celles qu’on met dans des albums où on se revoie quand on était petit avec tonton Roger ou tatie Yvette. A part peut être une madeleine, il n’y a pas mieux qu’une photo pour retrouver le temps perdu. Ces albums de famille sont le trésor des pauvres, celui qu’on sauverait en premier. Ces vieilles photos sont d’autant plus précieuses qu’elles étaient rares à l’époque. Aujourd’hui les photos sont devenues omniprésentes, et on serait même techniquement capable d’enregistrer en vidéo notre vie entière, mais on n’aurait plus le temps de la regarder.

Photo de famille - Monsieur le Détraqué

Au delà de ces photos de famille, le festival MAP 2017 nous avait montré beaucoup de choses bien intéressantes. J’attends donc avec intérêt la cuvée 2018, d’autant que le festival fête cette année son 10° anniversaire. Toujours gratuite, la manifestation se déroulera dans les halles de la Cartoucherie du 4 au 20 mai. Les Halles de la Cartoucherie (avenue de Grande Bretagne, Tram Casselardit) sont un vestige du passé industriel de la ville, en attendant qu’on leur trouve un nouvel usage qui leur conservera, je l’espère, l’odeur de la poudre.

MAP - Halles de la Cartoucherie

Quinze expositions cette année, où on trouvera des jeunes talents et des photographes de renom. Pour ses 10 ans, le festival a choisi de favoriser les rencontres entre différentes disciplines. Ainsi on trouvera associés en binôme Antoine d’Agata, l’un des plus grands photographes contemporains et l’artiste sérigraphe, coloriste, auteur de BD et musicien, Pakito Bolino. On trouvera également le résultat de la rencontre entre les deux artistes toulousains, le grapheur Tilt et le photographe Gaël Bonnefon.

MAP - Gaël Bonnefon & Tilt

Le Théâtre Sorano programme du 11 au 23 mai (relâche les 13, 19, 20 et 21) la nouvelle création du Groupe Merci dirigé par Solange Oswald. Il s’agit de la pièce « Avant la Retraite », une des pièces les plus cruellement décapantes de Thomas Bernhard. Un ancien directeur de camp de concentration, aujourd’hui juge à la veille de la retraite, s’apprête à commémorer clandestinement la mort d’Himmler, haut dignitaire de l’époque nazie. L’histoire d’un paisible foyer où l’adoration et la ferveur du nazisme refont surface. Il faut que je fasse attention à ne pas vous parler trop souvent des Nazis, vous allez croire qu’il y a eu autrefois quelque chose entre eux et moi.

Le 10 mai à 18h30, le Museum organise une conférence sur le suivi des oiseaux. Profitez-en tant qu’il en reste quelques uns, vous savez que les oiseaux disparaissent de nos campagnes. Les oiseaux sont une des rares manifestations visibles de la vie sauvage.

Berth - Siné Mensuel Mai 18

 Berth – Siné Mensuel

Il existe un pianiste médiatique qui explique les coulisses des œuvres classiques au grand public. Ce n’est pas Jean François Zygel, c’est l’autre, Philippe Cassard, connu en particulier pour sa série d’émissions Notes du Traducteur sur France Musique. Le nom de Philippe Cassard est étroitement lié à Claude Debussy, dont il a enregistré une intégrale en 1994 et à qui il vient de consacrer un nouveau livre. Une rencontre avec Philippe Cassard aura lieu le 14 mai à 18h à la librairie Ombres Blanches. Le même Philippe Cassard sera le lendemain à 18h15 et à 21 h aux Carmélites pour un récital Franz Liszt dans le cadre de la Saison Bleue.

Nettement plus proche de nous que le centenaire de la mort de Debussy, le cinquantenaire de Mai 68, abondamment célébré ici et là. Des photos de Mai 68 à Toulouse par Tony Ser sont exposées jusqu’au 19 mai à Altigone Saint Orens. Sur le même thème, une exposition organisée par l’équipe de Manifesto est visible au Quai des Arts à Cugnaux jusqu’au 26 mai.

Mai 68, c’était aussi L’Enragé, ce journal à l’existence éphémère, fondé par Jean Jacques Pauvert avec le dessinateur Siné en première ligne. Voici la couverture du numéro 1

L'Enragé n° 1

Je dirais qu’il y a des choses qui n’ont pas beaucoup changé en cinquante ans, si je n’avais pas quelques photos de moi qui me prouvent malheureusement le contraire.

30 avril 2018

Quand on demandait il y a cinquante ans à quoi ressemblerait l’an 2000, on répondait voitures volantes, individus immortels et colonisation spatiale. Heureusement, rien de tout ça ne s’est produit. Si on refait cette demande aujourd’hui, on va nous dire catastrophe écologique, choc des civilisations, accident nucléaire … Qui ne se produiront peut être pas davantage, espérons le … Pour en savoir quand même un peu plus sur ce qui nous attend, allez visiter l’exposition # Humain Demain, visible au Quai des Savoirs jusqu’au 2 septembre.

La question des évolutions scientifiques et technologiques est dans l’air du temps avec des mots comme robotique, intelligence artificielle, big data, organismes génétiquement modifiés, nanotechnologies, et autres technosciences … sans qu’on comprenne toujours bien ce qui se cache derrière. On a pu voir par exemple récemment au Château d’Eau la photo d’un robot qui avait l’air de se reposer et de rêver.

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L’exposition du Quai des Savoirs traite des évolutions potentiellement attendues dans les domaines de la santé et du rapport au corps. Elle est répartie dans cinq espaces, ou showrooms, chacun avec sa propre thématique. Ces espaces se présentent comme des genres de magasins, où on trouve une sélection de propositions exposées dans des vitrines. On passe des innovations dans le genre gadget pour start-up qui ne sait plus quoi inventer, à des innovations qui font entrevoir un changement plus profond, parfois de l’ordre de la SF très futuriste. On se demande d’ailleurs si ces innovations existent réellement ou bien si elles ne sont que le produit d’un cerveau farfelu, à l’instar de ce jeu des innovations insolites que je vous avais proposé autrefois.

L’originalité de l’expo est qu’elle donne la possibilité au visiteur de faire ses courses dans ces magasins et de voter avec bracelet connecté pour les innovations qu’il souhaite voir déboucher. L’exposition n’est pas très spectaculaire en apparence. Elle vaut surtout pour ce qu’elle donne à penser. Comme souvent hélas, l’exposition ne donne pas vraiment accès à une compréhension scientifique ou technique. Par exemple, vous n’en saurez probablement pas davantage sur ce qu’on appelle Intelligence Artificielle ou IA, même si ce terme est maintenant mis à toutes les sauces.

Quelle merveille le cerveau

Attention spoiler : Je vais maintenant vous donner quelques exemples amusants de ce qu’on peut trouver dans chacun des showrooms. Dans le premier espace, « Tous connectés », on nous laisse imaginer ce qu’on pourrait faire avec des puces, internet et un peu de goût. Par exemple implanter une puce qui met le cerveau en direct avec internet. Ou bien télécharger le contenu de notre cerveau sur une carte mémoire.  Il faut rendre justice à Vuillemin qui a su voir depuis longtemps l’intérêt de ces puces savantes, comme on peut le voir en cliquant sur le lien.

Le deuxième espace « Hacking » nous fait entrer dans le monde mystérieux du Big Data et nous parle de la data (au singulier s’il vous plait) comme le nouveau pétrole du XXI° siècle.

Le troisième espace « Programmation ADN » nous fait miroiter les possibilités offertes par les manipulations génétiques, et elles donnent en effet le vertige. On peut voir dans ces manipulations une porte ouverte vers l’eugénisme, cette idée qui est un peu passée de mode avec celle du prénom Adolf. Beaucoup de parents, dont je fais partie, auraient bien aimé en tout cas avoir eu la possibilité de ne pas transmettre leurs défauts à leurs enfants. On apprend en passant que 300 personnes dans le monde se font déjà faites cryogéniser après leur mort, dans l’espoir de ressusciter.

Le quatrième espace traite des « Robots et de l’ IA ». De nouveaux métiers apparaissent tous les jours pour les robots, ils ne risquent pas le chômage. Par exemple, on prévoit des robots pour assister et distraire les vieux, genre yoga et musée virtuel, merci bien. Plus fort encore, on imagine une compagne virtuelle pour célibataire, une compagne que l’on peut débrancher de temps en temps, ce qui en fait bien sûr tout l’intérêt. Et aussi des bébés robot, pour s’entrainer avant de faire prendre des risques à un vrai bébé.

Seguei - Le Monde

Le dernier espace enfin traite des « Prothèses, greffes & implants ». Réparer les humains, voilà l’objectif. Dans ce domaine, il me semble que nous ne faisons que perfectionner des techniques inaugurées il y a bien longtemps. On peut voir ici que les Egyptiens anciens avaient déjà implantées des prothèses de gros orteil. Un exploit si on considère qu’ils ont pu innover sans connaitre un mot d’anglais.

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Il est intéressant à la fin de la visite de prendre connaissance des votes du public et de voir ce que ces votes révèlent de notre vision du futur. L’innovation qui arrivait en tête des suffrages à la date de ma visite était celle du robot pour les vieux, précédant celle de l’exosquelette pour remarcher. L’implant pour booster la mémoire arrivait en bonne place et la suite, je ne m’en souviens plus.

Je constate quand même que cette exposition nous manipule, en nous cachant sciemment que  le traducteur simultané existe déjà bel et bien. Il suffit en effet d’un smartphone muni de micro et d’écouteurs pour entendre en français ce que raconte en anglais quelqu’un en face de vous. La connaissance de l’anglais est aujourd’hui devenue une compétence secondaire, comme le calcul mental. Mais on se garde bien de nous le dire, comme par hasard, pour ne pas contrecarrer la domination des anglo-saxons et de leurs complices des Business Schools.

Il y a plus grave pourtant, puisque personne ne nous reparle de l’homme immortel. Il faut regarder de près le programme du Sorano pour trouver les 11 et 12 juillet un spectacle intitulé « La mort est une maladie dont nos enfants guériront ». L’éternité, voilà l’avenir.

Et encore quelques rendez-vous dans la semaine :

Serada 50 ans de Mai 68 amb Claudi Marti  / De mancar pas ! / Dimecres 2 de Mai 19 h / Sala San Subra, 2, car. San Subra (Tolosa) (Métro : San Subra Republica) / Plan Mercès de far virar … Je ne vous traduis pas, même si l’occitan est lui aussi devenu une compétence secondaire.

Ubu Roi au Sorano du 2 au 5 mai. Le père Ubu, c’est l’ami de la phynance et du décervelage. Toujours d’actualité et probablement éternel.

Christian Pruvost le 3 mai au Hangar. Ce sont des solos  tuilés de trompette, organisé par Un Pavé dans le Jazz. Longue vie à ceux là.

Joey Starr clamera les plus grands discours prononcés à l’Assemblée nationale par des Immortels comme Simone Veil, Jaurès, Victor Hugo … le 5 mai à 20h aux Halles de la Cartoucherie, en ouverture du festival de photos MAP.

La Cinémathèque programme une thématique Kaurismäki du 28 avril au 31 mai. Un regard sur la société des hommes comme elle va. Et le cinéma pour le transfigurer. Humaniste, généreux, porté par un burlesque aussi déjanté que mélancolique, le cinéma de Kaurismaki est espoir. Un cinéma de la dignité. Celle des exclus, des laissés-pour-compte, des marginaux, des désaxés. Un cinéma qui fait du bien au cœur. Et aux yeux. Une rencontre avec Aki Kaurismäki & André Wilms aura lieu le 4 mai à la Cinémathèque.

La pièce Unwanted Rwanda sera donnée du 3 au 5 mai au théâtre Garonne. Sur ces génocides du Rwanda en 1994, on ne se rappelle pas toujours qui des Hutus ou des Tutsi sont les bourreaux. Comme si on ne connaissait pas la différence entre les Juifs et les Nazis. Mais certains, et c’était le cas de Simone Weil, n’aiment pas qu’on relativise les génocides, la Shoah ne pouvant se comparer à rien d’autre. Humain, Trop humain, disait Nietzsche. Et on voit bien qu’il existe aussi des inhumains. Est-ce qu’on pourra un jour réparer l’inhumanité ?

9 avril 2018

Connaissez-vous un Argentin célèbre vivant à Toulouse ? En cherchant bien, je citerais le nom de Fabian, l’homme au chapeau Panama qui a fait les beaux jours du Barrio Latino de la grande époque. Fabian y su salsa caliente est toujours actif, encore aujourd’hui. Il est par exemple passé fin mars au dancing de la Roseraie. Fabian est maintenant davantage connu comme étant le papa de Big Flo et Oli. Ces deux là lui ont fait une chanson, justement intitulée « Papa ». Dans le clip, on les voit accompagner leur père pour un pèlerinage émouvant en Argentine. Ce sont des gentils garçons, je trouve. Big Flo et Oli rempliront le Zénith les 13, 14, 15 et 16 avril.

Toulouse est par contre bien connue de tous les Argentins comme étant la ville de naissance de Carlos Gardel. Le célèbre chanteur de tango est mort en 1935 et les Argentins continuent depuis à le vénérer, malgré la concurrence du Pape François et de Maradona. La ville de Toulouse lui rend hommage avec une stèle que l’on peut voir au jardin Compans. Et la chanteuse Juliette lui a consacré sa « Berceuse pour Carlitos »

Carlos Gardel - Compans

C’est à l’occasion du festival Jazz sur son 31 que l’accordéoniste Lionel Suarez a constitué un quartette en hommage à l’univers de Carlos Gardel. Après 9 ans de tournée, le Quarteto Gardel vient de sortir un nouveau CD chroniqué dans le dernier Jazz Magazine. Avec Arielle Besson à la trompette, Vincent Segal au violoncelle, Mino Garay aux percussions et Lionel Suarez à l’accordéon, le Quarteto Gardel sera le 11 avril à la salle Nougaro.

Carlos Gardel - Métro

Dans les semaines qui viennent, laissez vous tenter par la programmation de la Cave Poésie, qui nous propose :

– les 18 & 19 avril, un musicien-chanteur, Philippe Gelda et un comédien-chanteur, Jean-Marie Champagne, qui vont se promener dans les textes de Christophe Tarkos, des textes de corps, des textes de bouche, écrits pour et avec la bouche, avec et pour le corps.

– les 20 & 21 avril, les mêmes plus Claude Delrieu dans leur spectacle Twist Listes, exploration des sons et bousculades de rythmes, folie douce et inconvenances. Claude Delrieu est assez spectaculaire dans un genre d’accordéoniste qu’on ne voit pas partout. Il faut quand même l’avoir vu nous chanter « Ariège, ô Moun Païs ». Il ne faudrait pas non plus que les Ariégeois en tirent une trop grande fierté.

Le festival Toucouleurs fait escale le 28 avril au Metronum, avec la chanteuse malienne Fatoumata Diawara & le groupe toulousain La Gitana Tropical en première partie. J’ai entendu parler de Fatoumata Diawara pour la première fois il y a quatre ans, à la suite de son rôle dans le film Timbuktu, où on la voit chanter clandestinement dans une ville tombée aux mains des intégristes. Plus récemment, elle a largement participé à l’album Malomali de Mathieu Chedid. Et elle vient de sortir un nouveau disque, avec un premier titre « Nterini » sur les ondes.  Un son« folk « wassoulou », des textes sereins sur la condition féminine qui parlent d’une histoire de vie tumultueuse laissée derrière elle, la musique de Fatoumata Diawara caresse sensuellement mais vigoureusement le corps.

Et si on terminait le mois d’avril en fanfare ? Vous aurez le choix entre deux escapades festives. La première vous mènera à Seissan dans le Gers où se tiendra du 27 au 29 avril la 11° édition du festival Welcome in Tsiganie. Un beau programme de musiques venues de tous les coins de la Tsiganie qui se poursuit jusqu’au 29 avril. Avec par exemple, le 27 avril, la Fanfare Ciocarlia. Ce sont des Roumains, comme on peut le voir sur la photo.

Welcomme in Tsiganie - Fanfare Ciocarlia

Fanfare Ciocarlia

Une seconde possibilité de profiter des musiques cuivrées vous est offerte par le Limoux Brass Festival, qui se tiendra lui du 27 avril au 1° mai. 2018, 10ème anniversaire ! Un millésime exceptionnel réunissant une pléiade de stars du monde des cuivres, pour ne citer que Stéphane Labeyrie, le Mnozil Brass, Headbangers Big Band feat. Nicolas Gardel, Robinson Khoury, David Guerrier, Wim Van Hasselt, Alexandre Baty, Jörgen van Rijen, Les Sacqueboutiers du Capitole, The Legendary Count Basie Orchestra, Epsilon, Jon Sass, Michel Godard …

J’ai beau avoir pas mal fréquenté les fanfares dans ma jeunesse, je ne connais pas grand monde dans le programme. Et que viennent faire les Sacqueboutiers dans cette aventure, eux qui sont plutôt connus comme une formation de musique ancienne ? C’est qu’ils nous proposeront  un répertoire mêlant leurs sacqueboutes, qui est le nom du trombone ancien, avec des trombones modernes.

Limoux - Mnozil Brass

Mnozil Brass

Je suis maintenant obligé de prendre les deux semaines de vacances de printemps. Retour le lundi 30 avril.

2 avril 2018

A la voir, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession. Avec son joli minois entouré de tresses blondes raccord avec ses origines lituaniennes et avec ses belles robes à fleur, la chanteuse GiedRé a l’air de sortir du pensionnat des Oiseaux avec option « Jésus revient parmi les siens ».

GiedRé 2

Mais à l’entendre, c’est une autre chanson, si on peut dire. Ce n’est pas que sa voix soit désagréable, au contraire. Et sa diction est parfaitement compréhensible, hélas ! Parce que ce qu’elle chante, ce sont des horreurs. Une sorte d’alter ego féminin de Didier Super. Comme lui, GieDré passe sous les radars médiatiques. C’est que ses chansons ne sont pas à mettre entre toutes les oreilles. Ecoutez par exemple « Toutes des putes ». Mais c’est sur la scène qu’elle donne le pire d’elle même avec une grosse présence et un bagout infernal. GiedRé sera au Rex le 5 avril.

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Les femmes de caractère ne manquent pas dans l’actualité à venir :

– avec Sylvie Maury, accompagnée de Philippe Gelda, qui poursuit son cycle de lectures musicales consacré aux grands chanteurs français. Les 3 et 4 avril, au Théâtre du Pavé, vous pourrez la retrouver pour une séance consacrée à Brigitte Fontaine.

– avec Amélie les Crayons qui sera les 4 et 5 avril au Bijou pour nous présenter son dernier disque Mille Ponts.

avec Camille Hardouin le 13 avril, à l’Aria de Cornebarrieu, avec son disque Mille Bouches. On a pu voir Camille Hardouin cet automne au Bijou. Avec ses chansons à la fois tendres et impudiques, avec sa présence nature et avec sa voix si prenante, elle m’avait impressionnée.

Camille Hardouin - Pochette Mille Bouches

– avec le groupe Les Elles et leur Cirque du Dr Paradi les 6 et 7 avril, à La Grainerie de Balma. Les Elles, ce sont quatre filles, emmenées par la chanteuse Pascaline Hervéet. Rien que pour sa chanson « J’ai perdu mon amour », avec Jacques Luley, elle mérite qu’on la plaigne respectueusement.

Changement de registre avec Estampadura, cette association toulousaine qui a pour objet la promotion de l’estampe contemporaine. Estampadura nous propose en ce moment trois belles expositions, qui vous feront découvrir des endroits où vous n’êtes peut être jamais allés.

– au Majorat de Villeneuve Tolosane : une magnifique rétrospective des œuvres de Brigitte Le Caisne (jusqu’au 14 avril, tél 05 62 20 77 40).

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Brigitte Le Caisne

– à l’Institut Catholique de Toulouse, 31 rue de la Fonderie : un ensemble d’artistes qui illustrent les différentes techniques de la gravure (jusqu’au 7 avril, du mercredi au samedi de 15h à 18h).

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Philippe Parage

– à la librairie Biffures, qui vient d’ouvrir au 22 avenue Jean-Rieux : une série de gravures de petit format (jusqu’au 31 mai, du mardi au samedi de 15h à 20h).

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Joseph Clemente

Le collectif Indélébile rassemble lui une trentaine de jeunes graphistes et il fête cette année ses 10 ans d’existence. Le festival Indélébile aura lieu les 6, 7 et 8 avril, dans les locaux IPN au 30 de la rue des Jumeaux (quartier Marengo). Au menu : rencontres, dédicaces, … et bien sûr un grand nombre de stands de ces éditeurs indépendants venus avec leurs productions singulières, bizarres, détraquées, talentueuses, géniales … et en tout cas alternatives. Le festival se prolongera par un parcours d’expositions visibles dans une douzaine de lieux différents pendant quelques semaines encore.

Indélébile Affiche

Je vous signale pour finir les Rencontres des Musiques Baroques et Anciennes, dont la 11° édition est déjà bien entamée. Le 8 avril à Odyssud, vous pourrez écouter l’Orchestre Baroque de Toulouse, dirigé par Michel Brun, dans un programme consacré à Vivaldi. Si je vous en parle, c’est que le programme sera complété par deux des célèbres Concertos pour mandoline interprétés par Julien Martineau, que certains jeunes de ma connaissance apprécient particulièrement. Une occasion pour vous d’y amener vos parents, mais ça ne leur laissera peut être pas autant de souvenirs que si vous allez ensemble voir GiedRé.

26 mars 2018

L’actualité de cette semaine prolonge celle de la semaine passée. Je dirais presque que cette semaine est l’héritière de la précédente, si je n’avais pas tellement peur de déclencher une guerre de succession, qui pourrait mobiliser le ban et l’arrière-ban de l’armée des émigrés fiscaux.

Héritage Le Pen - Canard Enchainé06032018

Canard Enchaîné

Cette semaine hérite donc de la suite du festival Pink Paradize, avec Amadou & Mariam programmés le  30 mars au Bikini. Le célèbre couple de chanteurs maliens a été cette année nominé aux Victoires de la Musique dans la catégorie Musique du Monde. Catégorie finalement remportée par Mathieu Chedid avec son album Malomali, qu’il a justement enregistré avec de superbes musiciens maliens comme Fatoumata Diawara, Toumani Diabaté … Il y a sept siècles d’histoire dans cette merveilleuse musique malienne, une histoire dans laquelle l’homme occidental est parfois rentré avec ses grosses bottes.

Amadou et Mariam

Elle hérite encore du programme de Portraits féminins au Sorano, dont j’ai parlé la semaine passée. La série continue d’ailleurs la semaine prochaine :

  • avec « Rendez-vous gare de l’Est », les 4 & 5 avril. Une femme trentenaire évoque sa vie et dévoile peu à peu le quotidien de la maladie qui la ronge : la maniaco-dépression, les médicaments, les médecins, et ses allers-retours à l’hôpital psychiatrique. Dans un dénuement presque total, elle fait partager avec sensibilité et parfois une terrible drôlerie, l’intimité d’une femme en proie à la difficulté de s’adapter au monde contemporain. Malgré son sujet plombant, cette pièce est présentée comme un « tube du théâtre public ».
  • avec le 7 avril une carte blanche à Nadège Prugnard pour « MAMAE » à 19h et « Alcool » à 21h.
  • avec « Al Atlal – Chant pour ma mère » par Norah Krief, le 13 avril. Al Atlal  est d’abord une chanson de l’immense Oum Kalsoum sur un poème d’Ibrahim Nagi qui raconte les vestiges d’un amour et le rêve d’un pays perdu. Nora Krief nous livre une interprétation personnelle de ce chef d’œuvre en y mêlant une lettre à sa mère et des témoignages d’exilés.
  • avec « Le Quat’sous » d’après Annie Ernaux, les 10 & 11 avril. Dans  » Les Armoires vides  » (1974),  » Une femme  » (1988) et  » La Honte  » (1997), romans dont est tiré le texte du spectacle, Annie Ernaux dessinait le portrait d’une femme déchirée entre le milieu populaire de ses origines et le milieu intellectuel auquel elle aspire. « Quat’sous » est paraît-il un sobriquet du sexe féminin. Encore un que je ne connaissais pas.

Sorano - Le Quat'sous

Le Bikini programme de la jeune chanson française :

En commençant le 28 mars par Juliette Armanet. Fraichement auréolée par son trophée d’Espoir Féminin aux Victoires de la Musique.

En suivant le 29 mars par Gauvain Sers. La première partie sera assurée par Leila Huissoud,  cette chanteuse à la présence sur scène inversement proportionnelle à son allure juvénile qui a rempli le Bijou à l’occasion du dernier festival Détours de Chant. Gauvain Sers est souvent présenté comme l’héritier de Renaud. J’espère que les enfants de Renaud ne vont pas faire d’histoires. Et il est vrai que Gauvain Sers ressemble beaucoup à Renaud, par sa voix, son univers, et même par son look … Ecoutez sa chanson Pourvu

Il se trouve que le clip de cette chanson a été fait par le cinéaste Jean Pierre Jeunet.  Et Jeunet trouve que « La Forme de l’Eau », le dernier film oscarisé de Guillermo del Toro, présente quelques similitudes avec ses films à lui, comme « Delicatessen » ou « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Je trouve moi aussi qu’il y a en effet une certaine parenté … mais on sait maintenant que ce n’est pas parce qu’ils ont une parenté que Jeunet sera obligé d’en faire son héritier. En passant, je signale aux Parisiens qu’il y a une belle exposition jusqu’au 31 juillet à la Halle Saint Pierre, au pied de la butte Montmartre, sur l’univers de Jeunet et de son acolyte Caro. On y voit par exemple une sorte de forme de l’eau, qui pourrait bien être le cerveau de certains d’entre nous, s’il n’était pas aussi gros.

Jeunet